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mercredi 19 décembre 2012

"A boire et à manger" Vol. 2 (Les pieds dans le plat) de Guillaume Long



On l’avait dit, on l’avait promis en septembre dernier alors que nous chroniquions le premier volume (et pas tome hein, ça ne suit pas donc on dit volume...) d’A Boire et à Manger de Guillaume Long, un deuxième était à paraître. Eh bien voilà, nous y sommes, "Les pieds dans le plat", le 2ème recueil en bédé du blog de ce fameux dessinateur amateur de bonne bouffe est enfin sorti.

Alors oui, qui dit 2ème volume dit suite et dit donc qu’on y trouve sensiblement la même trame que dans le premier, à savoir des recettes forcément, les bons conseils de Pépé Roni, qui nous apprend notamment qu’un Charles de Gaulle n’est pas seulement un porte-avions qui ne marche pas mais aussi le tire-bouchon rigolo avec des bras qui ressemble au général quand il les a en l’air à la fin de ses discours… Mais aussi des récits de voyage, notamment en Suède, le pays des poissons fumés, du gravlax (haha ! Notre recette par ici ) et plus bizarrement du Burger King.

N’en déplaise à certains, oui il s’agit d’un blog, oui le propos met en scène son auteur, mais bon l’expérience culinaire ou gustative n’est-elle pas avant tout subjective ? Ne dit-on pas d’ailleurs « De gustibus et coloribus, non disputandum » comme il est rappelé dans le livre ?? Soit !
Le propos laisse toujours une grande place à l’autodérision, maniée avec beaucoup d’humour et porté par un trait tout aussi drôle. Ça se lit vite, avec le sourire accroché aux lèvres, telle une moule à son rocher… On y apprend plein de trucs, que l’on soit à peine capable de se préparer des œufs brouillés ou que l’on soit plus expérimenté aux fourneaux. On y apprend notamment :
- la vraie recette des pâtes à la carbonara par exemple, pas celle de Jean-Kev qui lui sert à pécho des meufs tavu ; mais celle qui est approuvée par le BCC (Bureau de contrôle della Carbonara),
- la recette du risotto à la butternut  pour les nuls
Mais aussi des recettes plus complexes comme le foie-gras mi-cuit au gros sel, la pintade sur canapé, ou le canard momifié, le fameux « touthankoinkoin », autrement dit le magret de canard séché aux épices…

C’est aussi l’occasion de redécouvrir des légumes oubliés notamment par les adeptes d’aliments rectangulaires.
- Après le brocolounge du volume 1, l’association « Navets, Céléris, Epinards, Choux de Bruxelles et autres légumes maudits mais qui en fait peuvent être délicieux », autrement dit la NCECDBALMMQEFPED, récidive ici en réhabilitant les petits pois frais, les salsifis… 

Pour terminer un conseil : dépêchez-vous de vous procurer ce volume 2 d’A boire et à manger, car non seulement vous aurez un cadeau (une affiche des 10 commandements de la raclette, publiés dans le premier volume) mais en plus vous aurez des idées de cadeaux pour vos amis cuistots. Mais malheureusement pas de moulin à aïl car cet ustensile indispensable est en rupture…


"A boire et à manger" de Guillaume Long (Gallimard 2012) - 125p / 20€
ET LE BLOG!!! >>> avec plein de super astuces de cuisine, c'est par-là : http://long.blog.lemonde.fr/

Et retrouvez l'interview de Guillaume Long dans notre émission du 18 décembre 2012 par-là : CLIQUEZ!!!

mercredi 24 octobre 2012

L'aluminium en cuisine - "Les Pieds dans l'Plat"- Emission du 23 octobre 2012

"Bien envelopper le filet de poisson dans une feuille d'aluminium préalablement enduite de jus de citron, de manière à former une papillote."

Faites le tour de votre cuisine, ouvrez vos placards, vous trouverez certainement de l'aluminium.Il y a bien sûr le classique papier d'alu que certaines recettes vous conseillent, mais aussi des poêles, des casseroles, faitouts,...
Ce que l'on sait moins c'est que l'aluminium est aussi présent dans l'alimentation en général, issue principalement des chaînes industrielles. On en trouve dans les plats préparés, les levants pour pains et gâteaux,... mais aussi dans les laits infantiles. Le Professeur Chris Exley, chercheur à l'université de Cornouailles, a analysé en 2010 et pendant un an, les 8 plus grandes marques de lait infantile vendues en Grande-Bretagne.Il y a décelé des taux très élevé d'aluminium, environ 2 à 3 fois plus élevés que ceux autorisés dans l'eau du robinet. Ces laits appartiennent en majorité à de grands groupes distribuant également ces produits en France (Nestlé, Danone, Hipp,..).

L'aluminium est également présent dans des agents levants, des agents de blanchiment, les amidons modifiés, mais aussi dans les conservateurs utilisés pour la charcuterie, dans le sel (il sert d'anti agglomérant), les agents d'enrobage des confiseries, les plats cuisinés... Il s'agit dans ces cas de sulfate d'aluminium. Il existe en réalité une dizaine d'additifs à l'aluminium utilisés dans l'alimentation (industrielle le plus souvent). Aucune norme ne limite la quantité d'aluminium présent dans les aliments, et vous aurez beau scruter les étiquettes, rien n'oblige les industriels à en faire mention sur les emballages.

Les questions d'un éventuel danger de l'aluminium une fois ingéré par le corps humain sont apparues lorsque l’hôpital de Créteil, et plus précisément le Professeur Guérardi, a identifié une maladie très particulière : la myophacite amacrophage pour lesquels les symptômes sont proches de la maladie d'Alzheimer : fatigue, douleurs musculaires, crampes, troubles cognitifs, pertes de mémoire,.. Le point commun entre tous ces patients venus consulter (on en dénombre un millier environ) : ils avaient tous reçu une ou plusieurs injections de vaccins. Or, les vaccins contiennent de l'hydroxyde d'aluminium, d'où le lien établi par les chercheurs ainsi que les études réalisées par la suite. Par exemple, un bébé de 16 mois qui aurait reçu 10 vaccins depuis sa naissance, un seul ne comporterait pas d'aluminium. Or, le professeur Guérardi s'est aperçu qu'une fois qu'une particule d'aluminium pénètre dans le cerveau elle n'en ressort jamais. L'accumulation provoque alors des dommages irréversibles. (Fabriquer des vaccins sans aluminium, on sait faire. L'institut Pasteur en était d'ailleurs LE fabricant jusqu'à sa fusion avec le groupe Mérieu en 1980 qui a alors provoqué l'arrêt des vaccins sans aluminium et la multiplication des vaccins avec.)


Pour approfondir ce sujet, vous pouvez visionner ce reportage très intéressant de Valérie Rouvière pour Ligne de Mire Production :

 

Plus inquiétant encore, on trouve de l'aluminium dans l'eau du robinet. Environ 16 millions de Français seraient concernés. Le sulfate d'aluminium est utilisé pour séparer les boues notamment. Voici un extrait du reportage de Sophie Le Gall diffusé sur France 3 en 2010 traitant plus spécialement de ce sujet. 
 

Concrètement, que peut-on faire pour éviter l'aluminium en cuisine ?

Etant donné que la migration des particules d'aluminium dans les aliments se fait par contact direct, et qu'elle est amplifiée par la chaleur et l'acidité (celle-ci multiplie par 2 le risque), préférez :
- les ustensiles et casseroles en inox, fonte ou céramique
- le papier cuisson (végétal de préférence) pour vos papillotes ou encore pour réchauffer un plat ou couvrir un gâteau par exemple

Enfin, il est bon de savoir que par exemple 30% des Chinois présentent un taux d'aluminium dans le corps correspondant à 5mg par kg de poids corporel, soit 2.6 fois plus élevé que les recommandations de l'OMS : ceci est dû aux additifs utilisés dans les nouilles dont raffolent les Chinois.

Et si vous ne savez pas quoi faire de votre rouleau de papier d'aluminium que vous avez désormais banni de votre cuisine, Monsieur Pécheux pourra peut-être vous donner des idées.


Pour réécouter la chronique Les Pieds dans l'Plat dans l'émission du mardi 23 octobre 2012, c'est ici.

mercredi 10 octobre 2012

Les Pieds dans le Plat : L' aspartame - Emission du 9 octobre 2012

Avec ou sans sucre ? Sucrette ? 


L'aspartame est un édulcorant de synthèse présent dans au moins 6000 produits de consommation courante : les boissons gazeuses, les produits dits "sans sucre" ou allégés, les sucrettes, les chewing-gums, et même certains médicaments. Découvert en 1965 par un chercheur de la très importante firme américaine SEARLE®, sa demande de mise sur le marché a lieu en 1974 auprès de la Food and Drug Administration (FDA), l'équivalent de l'AFSSAPS chez nous. En 1981, la FDA homologue le produit. Cette autorisation de mise sur le marché se base alors sur des études du fabricant lui-même, études qui font alors l'objet d'une vive polémique.
John Ollney, neurologue, a étudié les effets de l'acide aspartique sur le corps humain. Dans l'excellent documentaire de Marie-Monique Robin, "Notre Poison Quotidien : l'Aspartame" (ARTE), il explique qu'il a ainsi pu constater "une augmentation des tumeurs cérébrales et des tumeurs cérébrales de plus en plus malignes dans la population américaine". Sa première étude remonte en effet à 1971, époque où il se consacrait à l'acide aspartique, l'un des deux acides aminés composant l'aspartame. Au vu de ces conclusions, il demande à la firme SEARLE® un échantillon du produit, sur lequel il reproduit la même étude que pour l'acide aspartique. Résultat : on constate les mêmes dégâts cérébraux qu'avec l'acide aspartique ou le glutamate. Lorsque la journaliste lui demande pourquoi, si l'on sait que l'aspartame peut provoquer des tumeurs au cerveau, la FDA l'a autorisé, il répond dans un sourire qui en dit long : "Parce que la FDA n'a pas fait correctement son travail". 

La FDA, alertée par le Professeur Olney a diligenté deux enquêtes internes, puis une commission d'enquête publique qui conclut (en 1980) que "l'aspartame ne doit pas être utilisé tant que son éventuel potentiel cancérigène n'est pas démontré ou infirmé."

Pour résumer : toutes les études financées par la firme SEARL® concluent que l'aspartame ne présente pas de risque pour la santé alors que 100% des études indépendantes prouvent le contraire.

Cerise sur le gâteau, il se trouve que lorsque la première autorisation de mise sur le marché a été accordée à l'aspartame en juillet 1974, le secrétaire général de la Maison Blanche était un certain... Donald Rumsfeld, qui, curieusement, devient ensuite directeur général de SEARLE® (qui, rappelons-le, fabrique et vend l'aspartame alors sous le nom de Nutrasweet®).

Voici un autre reportage édifiant sur ce sujet diffusé sur la chaîne Planète.


 
Le Dr Russell Blaylock, neurobiologiste, dira même dans une interview réalisée en 2010 :"A cause de ces différentes toxines qui affectent les fonctions cérébrales de façon notoire, nous voyons une société qui produit, non seulement l'accroissement d'une population au QI de plus en plus bas, mais aussi une diminution de la population au QI le plus élevé. En d'autres termes : un abrutissement chimique de la société. Ainsi, tout le monde devient médiocre".  

Et si ça ne suffisait déjà pas, notons que SEARLE® a été rachetée par MONSANTO® en 1985.

En bref, c'est de la merde.