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lundi 1 décembre 2014

La purée de piments de Patrick Nunchaku

Patrick Nunchaku - Copyright Clew Mélois

En novembre, nous avions le plaisir de recevoir Patrick Nunchaku, célèbre notamment pour son
tube digestif et ses intestins en titane qui lui permettent d'ingérer des quantités quasi industrielles de piments. Il a notamment réalisé à cette occasion une chronique sur l'échelle de Scoville qui classe les piments en fonction de leur piquant. Autant dire que nous avions affaire à un spécialiste. En exclusivité donc, il nous a offert sa recette de purée de piments :

Ingrédients :
Une douzaine de piments rouges, lampions par exemple.
2 gousses d'ail, hachées grossièrement
1 petit oignon, haché grossièrement

Quelques copeaux de gingembre frais
1 cuillère à café de sel
3 cuillères à soupe de jus de citron
1 cuillère à soupe d'huile d'olive

Mixer tout sauf l'huile, passer la pâte à la poêle chaude en ajoutant l'huile doucement, laisser mijoter 5mn à feux doux, couvert.
Laisser refroidir le mélange, mettre en bocal ou en pot et mettre au frigo.


Et si le mélange est trop liquide, il faudra prolonger le mijotage.

Alors ? ça pique ?

La tarte aux noix - Le Plat du Pauvre

Ah ah ah ! Ou ha ha ha ! Bref. Le froid arrive. Tu as envie de te pelotonner avec ton chat ou ton cochon nain sous un plaid en polaire en regardant des vieux films ? C'est normal. Et nécessaire. Sache également que le froid grignotera sans complexe tes dernières réserves de graisse. Oui, parce que l'été c'est bien connu, tout le monde mange des concombres et des tomates, et fond comme neige au soleil. Il est donc grand temps de te ressaisir et de refaire tes réserves de gras. Alors, sus à la raclette, et pour agrémenter les longs dimanches à se la couler douce, voici un dessert gourmand qui ira gentiment rembourrer tes hanches. Et attention, parce que c'est drôlement bon.

Ingrédients :
Une pâte brisée sucrée
200 g de sucre
50 g de beurre fondu
2 càs de farine
300 g de cerneaux de noix
1 trait de vanille liquide
du caramel au beurre salé (c'est en bonus, mais franchement ça devient vite indispensable)

Préparation :
Il vaut toujours mieux acheter des noix entières. Déjà parce que ça coûte moins cher, ensuite parce que pour que les cerneaux ne rancissent pas, ils subissent un petit traitement pas terrible. Donc, même si 300g de cerneaux de noix représente une petite montagne de noix entières, tant pis. Un film, des copains, un apéro, bref... on s'y met à plusieurs et c'est vite fait.
Ensuite, il faudra concasser grossièrement les noix (décortiquées bien sûr, eh patate).
Étaler la pâte et la placer dans un plat (à tarte ! oui je sais, c'est dingue pour une tarte). La cuire à blanc pendant 10 petites minutes à 180°C (t.6). Pendant ce temps, battre les œufs entiers, le beurre fondu (un peu refroidi pour qu'il ne cuise pas les œufs), le sucre, la farine et la vanille.
Disposer les noix sur le fond de tarte, couvrir de la crème aux œufs, et si possible, arroser d'un filet de caramel au beurre salé fondu. Sinon, ce sera très bon quand même.
Faire cuire à 200°C pendant 10 minutes puis baisser à 180°C pendant un petit 1/4 d'heure.

Si vous aimez les pralines, vous serez servis : ça sent exactement cette odeur en cuisant. On dirait une
tarte-bonbon.

Et un petit conseil : servez des petites parts parce que ça nourrit son bonhomme (ou sa bonne femme) quand même.

Vous avez testé ? Laissez-nous vos commentaires !



jeudi 16 octobre 2014

Le pâté de sardines à la Desprogienne

Tirée du livre Desproges, encore des nouilles (édition Les échappés), cette recette de Pierre Desproges lui-même a été testée par nos soins. Verdict ? Gras et bon (mais hein...).
Ingrédients :
2 boites de sardines
150g de beurre (salé évidemment)
1 grosse càs de concentré de tomates
1 grosse càs de ketchup
Le jus d'1 citron
10 feuilles d'estragon
un peu de sel
du poivre
du piment en purée
quelques graines de fenouil écrasées
un càc de pastis
Quelques brins de ciboulette

Écrasez les sardines et mélangez l'ensemble des ingrédients. Placez dans une terrine et mettre au frais.
Et voilà !




Le Plat du Pauvre : lasagnes aux bettes et cardes

Que faire avec des bettes (ou blettes, ou poirée) ? On se dit toujours en regardant ces belles feuilles vertes et ces tiges blanches que ça doit être très sain, mais comment les cuisiner ? Poêlées ? Oui d'accord. En sauce ? Oui bon. Et sinon ? Eh bien figurez-vous que pour changer, nous avons testé pour vous les lasagnes aux bettes et carde, et que notre avis est unanime : c'est très bon !

Il vous faut :

Une botte de cardes
5 gousses d'ail
1/2 litre de béchamel
Des plaques de lasagnes
100 à 150g de feta ou chèvre frais
3 tomates ou à défaut un petit pot de sauce tomate
Un peu de fromage râpé

Les cardes doivent être choisies bien blanches et cassantes. Si ce n'est pas le cas, optez pour un plat de nouilles au beurre.


Enlevez le plus gros des fils des cardes, et coupez-les en fines lamelles. Ébouillantez-les 10 minutes.
Détachez le vert et hachez-le finement. Faites-le revenir dans un peu d'huile avec l'ail émincé. Ajoutez les cardes cuites, les tomates en petits dés (ou la sauce tomate), salez, poivrez. Laissez mijoter à couvert pendant 1/4 d'heure.
Dans un grand plat, alternez une couche de béchamel, une couche de lasagnes, le mélange bettes/cardes, le fromage émietté... jusqu'à épuisement. Terminer par une couche de béchamel et du fromage râpé.
Mettre à four chaud, 180°C, pendant 40 minutes. Attendre 5 minutes à la sortie du four avant de découper. C'est prêt !

Et comme souvent les photos de lasagnes se ressemblent, nous vous offrons plutôt une photo de chats tout mignons.


lundi 6 octobre 2014

Sardines marinées et tomates confites - Le Plat du Pauvre

Mamie Jacquette vous a ENCORE filé plein de tomates cerises de son jardin ?  Il est temps d'agir, l'été n'est pas si loin, on peut se rappeler un peu à lui avec un plat qui tabasse ! Les Petits Saignants vous proposent ce soir un plat du pauvre impeccable et qui fait son petit effet.

Il vous faut :
12-18 sardines (les plus petites possibles)
1 kg de tomates cerises ou de petites tomates
10 gousses d'ail
1 citron
De l'huile d'olive (pas mal...)
Une branche de thym
1/2 botte de persil
Sel, poivre

La 1ère étape est sans doute la plus compliquée. Mettez les tomates (lavées et séchées) dans un grand
plat avec un peu de thym, et 6 gousses d'ail en rondelles; arrosez d'huile d'olive jusqu'à moitié. Mettez à four chaud à 150°C pendant 1 heure.
Tomates cerises et petites tomates ensemble ça marche aussi !
 Une fois le four éteint, laissez le plat encore 1 heure.
C'était compliqué hein ? Allez, on passe aux sardines.

Levez les filets : coupez la tête, une incision le long du dos, un couteau fin le long de l'arête et c'est fait !

Placez-les dans un plat en alternant une couche de filets de sardines et une couche de gros sel. Laissez reposer 30 minutes. Les sardines vont cuire dans le sel.
Rincez les filets et séchez-les.
Une fois que vos tomates auront refroidi dans l'huile, glissez-y les filets de sardines. Ajoutez des tranches fines de citron, du persil haché et le reste d'ail en rondelles fines. Placez le plat dans le bas du frigo, dans la partie la moins froide, de manière à ce que l'huile ne fige pas. Et OUBLIEZ le plat pendant au moins 3 ou 4 jours. Les filets de sardines vont bien s'imprégner de tous les arômes.
Ayé ? Le temps a passé ? Vous avez faim ? Coupez des tartines de pain frais, prenez quelques tomates dans le plat, un ou deux filets de sardine que vous poserez dessus, et pi c'est toute !



samedi 4 janvier 2014

Le Colcannon, plat du pauvre irlandais qui tombe à pic

Alors non, je vous arrête tout de suite, il ne sera pas question ici d'un article hommage à un éminent cascadeur de fiction des années 70, ni à une autre bête humaine de foire qu'on avait jadis l'habitude de mettre dans un canon et non plus à une star de catch des années 80, mais bien à un plat de haute voltige que l'on doit à la tradition culinaire irlandaise...

Bah voilà, c'est pas ça du tout

LE COLCANNON!!! Un plat qu'on peut consommer toute l'année mais qui traditionnellement se servait durant Halloween et dans lequel on avait pour coutume de glisser une pièce d'or. Celui qui l'avait dans son assiette voyait la chance lui sourire, mais aussi et surtout de fortes chances de mourir étouffé. Une chance somme toute relative...

Alors forcément, c'est irlandais donc on y trouve des patates (mais ni Guiness, ni whiskey), mais aussi du chou, des oignons, du beurre (demi-sel, de toute manière que voulez-vous que ça soit d'autre), de la crème fraîche et du lait. Certaines variantes voient aussi apparaître un panais, d'autres de la bière (Guiness quand tu nous tiens...).
Bref, un bon plat de paysan qui pourrait tout aussi bien être né dans l'ouest de la France ou n'importe où ailleurs d'ailleurs tellement les ingrédients de base sont... basiques.

Une base à laquelle vous pouvez bien entendu ajouter votre petite touche personnelle, sans pour autant profaner le sacrosaint triptyque patate-chou-oignon (et produits laitiers, mais comme je ne suis pas persuadé que le mot quadriptyque existe...).
On peut donc parfaitement imaginer de l'agrémenter avec du cochon (du type lard fumé, poitrine, lardons, saucisse fumée par exemple), une petite gousse d'ail (ou grosse hein, selon les goûts), ou bien encore des herbes aromatiques (fraîches dans la mesure du possible). C'est même d'ailleurs vivement recommandé pour ce dernier ingrédient.

La liste des courses :
Donc reprenons. Pour réaliser à notre façon ce Colcannon destiné à deux ou trois bons mangeurs, vous aurez besoin d'environ :
- 500g de patates (de préférence pas trop fermes)
- 1 1/2 chou vert (ou frisé, comme voulvoul)
- 2 oignons s'ils sont petits, ou un oignon et demi s'ils sont gros
- 2 grosses cuillères à soupe de crème fraîche
- 30 à 50g de beurre (c'est vous qui voyez)
- 10cl de lait
- 50g de poitrine fumée
- du persil (pas frais ici, mais on fait avec ce que l'on a)
- 1 gousse d'ail (botte secrète)
- du poivre et du sel, comme de bien entendu...

Il est évident que les proportions se font aussi avec les moyens du bord, tous les ingrédients subalternes sont donc à quantité variable. Et si vous êtes quatre à table (ou plus), ne reste plus qu'à réviser vos tables de multiplication!

C'est parti!
On commence d'abord par faire une purée, en lavant-épluchant-coupant ses patates qu'on va jeter dans l'eau bouillante jusqu'à ce qu'elles soient tendres à coeur.
Pendant ce temps-là, on va émincer finement les oignons, tout aussi finement le chou et débiter la poitrine en lardons.
On fait chauffer une poêle avec le beurre pour y faire revenir dans un premier temps les oignons et les lardons, puis on y ajoute le chou. Ce dernier met un peu de temps à cuire d'où l'intérêt de l'émincer très finement, voire de retirer les côtes qui mettent vraiment du temps à cuire (à moins que vous ne souhaitiez un peu de croquant). On peut aussi prendre le parti, comme moi, d'ajouter un peu d'eau ou de lait et de couvrir.
Botte secrète
Les patates sont cuites, on les écrase et on ajoute le lait + la crême + (attention botte secrète) la gousse d'ail écrasée.

Une fois la purée prête, on y mélange la poêlée en ajoutant le persil ciselé, on sale et poivre à son goût. Et vlati pas qu'c'est fini dis donc!




Un plat du pauvre qui se suffit à lui-même, parfait pour l'hiver, ultra-nourrissant et vraiment excellent, pour peu que l'on aime le chou et les oignons! Ceci dit en accompagnement d'un rôti ou d'une petite côte de porc, ça doit pas être mal non plus...


Damned, so good!







La soupe Topicoco - Le Plat du Pauvre émission du 19/11/2013

"Les topinambours, ça pousse comme du chiendent !" nous avait dit Rémy.
Vous n'avez pas de jardin ? Pas de problème, les topinambours se trouvent un peu partout, à prix très modique.Si vous les achetez lavés, vous remarquerez qu'ils sont assez proches de moignons difformes. Si vous les prenez directement dans le jardin, la première étape sera de les brosser pour enlever un maximum de terre parce qu'au départ ça donne ça :


S'il est possible de manger la peau, vous pouvez aussi l'enlever. Surtout, ne vous lancez pas dans l'épluchage lorsqu'ils sont crus ! A moins que vous ne soyez complètement masos, sachez que c'est  un travail de longue haleine qui fait petouner ("petouner", mot qui nous vient du bocage vendéen et qui signifie "râler". Il y a aussi "C'est pas nous qu'on les a" mais c'est une autre histoire).  Et franchement, quitte à ce qu'ils finissent cuits, autant les cuire AVANT de les éplucher. OUI. Oui. Ouiiiii. Bon. C'est beaucoup plus simple quoi.
Notre méthode brutale d'épluchage des topis 

Donc : faites-les cuire à petits bouillons jusqu'à ce que la pointe d'un petit couteau rentre dedans comme dans du beurre.
Une fois cuits, vous pouvez utiliser un petit couteau pour soulever la peau (qui partira toute seule) mais aussi appuyer salement sur les topis pour leur faire cracher leur chair ! Vous pouvez en profiter pour confier cette tâche rigolote à un de vos mioches si vous en avez par exemple. Ils seront tout cassés mais rappelez-vous que nous allons en faire une soupe. Et on est pas chez la duchesse hein.

Ah ah ah. Mais pauvres de nous qui oublions de vous donner la liste de courses !
Allez, on y va :

Pour une bonne soupe Topicoco pour 3-4 personnes en plat principa, il vous faudra :
- 500g de topinambours
- 400g de pommes de terre
- 1 bel oignon
- 25 cl de bouillon de légumes ou de volaille
- 50 cl de lait de coco
- 1/2 cc gingembre poudre
- 1/2 cc curry
- un peu de sel

Faire revenir l'oignon émincé dans un peu de beurre, puis ajoutez vos pommes de terre (épluchées et coupées en morceaux) et vos topinambours en miettes (ou pas si vous avez choisi la méthode douce). Ajoutez le lait de coco et le bouillon, et laissez cuire tout doucement. Une fois que les pommes de terre sont bien tendres, mixez le tout, et ajoutez les épices et le sel.

Bon bah voilà, c'est prêt ! Grosso modo, le seul ingrédient coûteux dans cette recette c'est le lait de coco. Sinon, cette recette est idéale pour les débuts milieux fins de mois.

Et pour ceux qui reprochent au topinambour de faire beaucoup péter, sachez que lorsqu'on lui associe des pommes de terre, cet effet s'atténue ! Et puis hein, franchement, on s'en fout non ?
Bon appétit !



mardi 1 octobre 2013

Le Pounti auvergnat, plat du pauvre à 4 sous...

Des blettes, des oeufs, du lard, des pruneaux, de la pâte... Plat du pauvre par excellence, le Pounti est un plat complet, qui pour quatre convives, vous coûtera 4€ comme le précise cette recette tirée du livre "Manger sain pour 3 fois rien", de Claude et Emmanuelle Aubert.


Le Pounti auvergnat, quand y'en a un ça va... Mais contrairement à ce que pourrait en dire Brice Hortefeux, qu'il y en ait deux, trois, ou même encore plus que ça, ça ne pose pas plus de problème! Car c'est bon et ça coûte vraiment que dalle...


Pour réaliser cette recette, vous aurez besoin de  :

- 200g de vert de blettes (prenez une botte)
- 100g de lardons
- 3 oeufs
- 1 bel oignon
- du persil
- 12 à 15 pruneaux
- 100g de farine complète
- 20 cl de lait
- sel, poivre

Alors attention, tout va aller très vite et très simplement... D'abord on sépare le vert des côtes de blettes (garder le blanc pour en faire un gratin, ou des côtes de blette à la tomate par exemple...). On les hache finement, tout comme l'oignon, le persil et on mélange joyeusement le tout... auquel on ajoute les lardons (ou les tranches de lard qu'on a coupées en lardons, ça coûte moins cher).

On fait une belle pâte en mélangeant doucement le lait à la farine. Puis on y ajoute les oeufs battus en omelette. On sale, on poivre la pâte et on la mélange au reste.

On prend un plat allant au four, si vous avez une terrine c'est encore mieux. Versez-y la moitié de l'appareil et posez dessus les pruneaux préalablement dénoyautés. Et on verse le reste de la pâte (même si bon, visuellement, y'a quand même plus de vert que de pâte hein!).

Vous n'avez pas encore allumer le four, malheureux! Bon bah alors allez-y tout de suite, à 180° (thermostat 6). Et enfournez-moi tout ça une fois que c'est chaud, pendant 1h.

Vous allez alors voir la pâte gonfler un peu, pour en faire un petit soufflé qui va un peu dégonfler. On sert le tout tiède, accompagné de salade si on veut... Mais on peut aussi le couper en tranches qu'on passe à la poêle dans un peu de beurre. Et si on est un peu foufou, pour s'enfoncer encore un peu plus dans l'Auvergne, on peut être tenter d'ajouter quelques lamelles de St Nectaire ou de Cantal!




Recette tirée du très bon livre "Manger sain pour 3 fois rien" de Claude et Emmanuelle (Ed. Terre Vivante), qui donne tout un tas de recettes de soupes, de légumes secs ou pas, de plats principaux et de desserts comprises entre 0,35€ et 1,50€ par personne, ainsi qu'une liste de 60 aliments bio entre 0,15€ et 1,20€ par personne et par repas et un index des plats par ingrédient, par prix et par saison... Comme quoi bien manger, au bon moment et bio peut être à la portée de tous!

"Manger sain pour 3 fois rien" de Claude et Emmanuelle (Ed. Terre Vivante 2009-2013). 12,20€
www.terrevivante.org


mardi 24 septembre 2013

Escalivada, le Plat du Pauvre espagnol qu'on ne lache plus

Escalivar en catalan, c'est "cuire sur les braises". Les Petits Saignants ont testé ce Plat du Pauvre à l'occasion de l'émission spéciale Espagne du 24 septembre 2013... et l'ont définitivement adopté ! Idéal pour accompagner une viande grillée, un poisson, ou encore en base pour des tapas, salades,... on peut le décliner à l'infini ou presque. En plus, cette recette est facile et rapide.

La base est simple : aubergines et poivrons. Et de l'huile. D'olive bien sûr !

La recette que nous vous donnons est destinée à tous ceux qui comme nous n'ont pas de cheminée ou de barbecue.

Commencez par préchauffer votre four à 180-200°C (T. 6 ou 7). Badigeonnez les aubergines et poivrons entiers avec de l'huile d'olive et placez-les dans un plat. Enfournez à four chaud pour 40 minutes environ.



Surveillez, car évidemment, le temps varie selon la
taille des légumes. Une fois qu'ils sont bien tendres, sortez-les. Enlevez la peau des aubergines en détachant la queue et en passant un petit couteau au plus proche de la chair. Passez les poivrons sous un filet d'eau froide : normalement vous pouvez les épluchez juste avec les doigts, la peau s'en va toute seule.
Coupez la chair de vos légumes en lanières (1 cm maxi de largeur). Les mettre dans un plat creux, arrosez généreusement d'huile d'olive, salez, poivrez. Laissez reposer au frais avant de servir.

Les escalivadas peuvent se servir avec des œufs durs coupés en tout petits morceaux, des anchois marinés, des sardines grillées, sur des toasts,... bref, une fois que vous aurez goûté, vous trouverez sans doute une multitude de façons pour les accommoder. On peut également les laisser mariner avec des herbes (thym, basilic,...), de l'ail, du piment,... et en base pour une salade composée, c'est excellent !

Rappelons enfin que les aubergines et poivrons sont des légumes relativement peu coûteux en été... évitez donc de les acheter hors saison. C'est mieux pour votre porte-monnaie, votre santé et la planète.

Vous avez testé ? Dites-nous comment vous les avez cuisinés !

mercredi 12 juin 2013

Dénoyautage, rapadura (COPYRIGHT) et crumble aux cerises

C'est la saison des cerises ! Ouééééééé ! Mais quand on veut les cuisiner, il faut souvent les dénoyauter. Grmpffffff. Certains presse-ail (oui oui) possèdent un dénoyauteur sur le manche. Si vous n'en possédez pas, c'est évidemment plus problématique. Bien sûr, on peut mettre chaque cerise dans sa bouche, les mâchonner et recracher la chair et les noyaux dans deux bols différents. Même si cette activité peut être idéale si vous avez des enfants à occuper pendant une après-midi pluvieuse, il s'agit néanmoins d'un procédé contesté du point de vue de l'hygiène. Votre solution réside donc dans ce merveilleux accessoire qu'est l'entonnoir. Voilà l'explication :

Placez l'entonnoir au fond d'un saladier tube vers le haut. Posez la cerise sur l'extrémité du tube et appuyez. Et voilà ! Il vous reste à faire la même chose avec les 59 cerises qui vous restent.
Épatant, n'est-il pas ?
Maintenant, vous pouvez réaliser cet excellent Crumble de cerises qui vous changera un peu du traditionnel clafoutis.

Ingrédients :
350g de cerises fermes
25g de sucre roux
60g de rapadura (COPYRIGHT) (si vous n'en avez pas, vous pouvez remplacer par du sucre roux classique)
100g de farine
100g de beurre froid

Préparation :
Placez vos cerises dénoyautées dans un plat beurré.
Faire une sorte de sable grossier avec le reste des ingrédients et couvrez vos cerises avec. Placez au four à 190°C pendant 30 minutes maxi. C'est excellent tiède et froid !

Le rapadura (COPYRIGHT ), c'est quoi ? 
C'est un sucre de canne complet qui est très reconnaissable car foncé et moelleux. On l'obtient par évaporation du jus de la canne à sucre. Le vrai rapadura (COPYRIGHT ) est un sucre qui n'a subi aucune transformation ni raffinage : il est ainsi très riche en sels minéraux et vitamines. Il apporte un délicieux goût entre le caramel et le réglisse. Comptez environ 4€ le kilo en magasin bio.

ET POURQUOI TU DIS RAPADURA COPYRIGHT????
Il se trouve que le rapadura est un terme brésilien mais aussi une marque déposée par une société allemande. Vous vous souvenez de l'Affaire Castor ? Bon bah voilà.

mercredi 5 juin 2013

T'en fais une tête de seiche ! - Le Plat du Pauvre

"Ah Ah Ah ! Les têtes de seiche ! Ce truc infâme, tout gluant, qui traine sur l'étal du poissonnier ? Et tu comptes nous faire bouffer ça ?" - "OUI. Et pour plusieurs raisons."

1. Je SAIS que vous n'êtes pas si précieux(ses) que ça. Vous faites la fine goule mais c'est pour de faux. Au fond de vous sommeille un être avide de découper un cochon bien gras et passionné par les entrailles de poissons à retirer avé les doigts. De plus, vous en avez ras le pompon des cupcakes insipides et décorés façon poupée Barbie. Vous êtes donc prêt(e)s.

2. Les têtes de seiche peuvent faire un excellent Plat du Pauvre. On en trouve en général à moins de 5€/kg, en sachant qu'avec 500g suffisent largement pour 2 (et encore, il en restera).

3. On peut les préparer de différentes manières, chaudes ou froides. L'été approchant, j'ai préparé une salade, à décliner suivant vos envies.

Voilà donc à quoi ressemblent des têtes de seiche fraiches. Si vous les trouvez chez le poissonnier noyées sous une tonne de glace, oubliez : il y a des fortes chances pour qu'elles aient quelques heures  jours de vol dans les pattes. Sinon foncez et regardez la moue dégoûtée des pitounes venues acheter un filet de bââââââââââr. Une fois chez vous, lavez-les sous l'eau froide en les frottant tout simplement avec vos doigts. Puis, plongez le tout dans de l'eau bouillante salée, éventuellement avec une feuille de laurier. Laissez cuire à gros bouillons pendant une vingtaine de minutes.

J'entends d'ici certain(e)s qui haussent la voix pour dire : "Ouiiiiii ! Mais les têtes de seiche, c'est comme le calamar ou le poulpe, c'est caoutchouteux, ça couine sous la dent, toussa." Alors non hein. Pas si vous faites comme ça. Et si jamais vous aviez peur, vous pouvez congeler les têtes (fraiches et bien sûr jamais congelées auparavant) pendant 24H, et les jeter dans de l'eau bouillante dès leur sortie du congélateur.

Une fois cuites et refroidies, coupez les têtes de seiche en petits tronçons. Normalement vous ne jetterez rien, si ce n'est parfois quelques morceaux un peu plus durs que les autres.

Si vous voulez les cuisiner chaudes, je vous conseille au curry avec du lait de coco par exemple. Vous faites revenir un oignon émincé dans une cocotte avec un peu d'huile, vous ajoutez vos épices, vos têtes de seiches découpées, vous couvrez de bouillon et vous laissez mijoter à feu très doux une petite heure.

Si vous voulez les cuisiner froides, l'idéal est en salade. Faites une sauce avec le jus de 2 citrons (ou oranges ça marche aussi), 5 càs d'huile (olive ou sésame), un peu d'eau, un trait de vinaigre, du sel, du poivre. Ajoutez vos têtes de seiche découpées, mélangez bien pour qu'elles s'imprègnent du mélange. Vous pouvez alors ajouter selon vos goûts et selon la saison, une tomate coupée en petits dés, des petites tranches de chorizo, des poivrons, des radis, du boudin noir (ouais...non), de la pomme, du melon,.... Placez tout ça au réfrigérateur en remuant de temps en temps et servez bien frais après 4 à 5H de repos.

Tadam !




mercredi 8 mai 2013

Haricots rouges et noirs en terrines - Plat du Pauvre

Oui il est possible de réaliser des pâtés végétaux à la texture et à l'aspect d'un véritable pâté de charcutier. Mais foi de Petits Saignants, nous n'entrerons pas en compétition avec les fabricants des meilleures terrines de campagne de France et de Navarre ! Parce qu'un vrai pâté restera toujours un incontournable de la cuisine artisanale, le pâté de porc, de lapin, de lièvre, de sanglier,... c'est sacré !

Par contre, en ce mois de défi locavore, et à l'occasion de l'émission spéciale fruits, légumes et légumineuses, nous avons découvert un producteur de haricots bio en Vendée, à Dompierre-sur-Yon : Paul Raimbault. Des haricots blancs (les fameuses mogettes), rouges et même noirs. Le prix reste très modique et d'un point de vue nutritionnel les haricots reste des indispensables. A part les faire bouillir et les manger avec du beurre, les Petits Saignants ont donc décidé de trouver d'autres manières de les accomoder.

Pourquoi ne pas en faire du pâté ? (ou terrine, ou autre chose comme vous voulez hein)

Les recettes sont très simples. Il faut juste rappeler que les haricots doivent être mis  tremper la veille dans de l'eau froide. Ensuite, cuisez-les dans une autre eau pendant environ 1H (les haricots rouges cuisent plus longtemps).

Une fois que vos haricots sont cuits, réduisez-les en purée. Un coup de mixer et hop ! Ensuite, les haricots rouges ont eu le privilège d'accueillir en leur sein une petite betterave cuite, un peu de sel, des épices, des graines de sésame, une petite échalote et hop ! Un autre coup de mixer ! On goûte, on ajuste le sel, le poivre,... et c'est prêt !

Les haricots noirs nous ont beaucoup plu car ils sont...noirs ! Ah bah oui, riez les gens, mais avouez que manger un aliment noir n'est pas si courant ! En purée, ils sont gris foncé. On leur a ajouté une demi-pomme crue, du sel, du poivre, des graines de sésame, un peu d'échalote, brrrrrrr dans le mixer et c'est prêt !

Verdict ? C'est vraiment très bon ! On a une préférence pour la préparation aux haricots noirs, peut-être plus originale. Sur des toasts à l'apéro, en accompagnement d'une salade ou encore tartiné dans un sandwich, c'est parfait ! L'idée est déclinable avec tout un tas d'ingrédients en plus, alors pourquoi se priver ! En plus, ça cale bien....

mercredi 10 avril 2013

Le café aux pois chiche - Le Plat du Pauvre

Revenu tristement à la mode dans un livre de cuisine "spécial crise grecque", le café fait à partir de pois chiche était déjà connu de nos grands-parents ayant connu la guerre. Il paraitrait même qu'il s'agit d'un des meilleurs ersatz de café qui existent. Évidemment, les Petits Saignants ont voulu tester.

Pour faire un bon café de pois chiche il vous faudra... des pois chiche ! Bien sûr, pas des pois chiche en boîte hein, mais des secs !




Vous devrez les faire rôtir, par exemple dans un plat à four à 200°C pendant environ 20-25 minutes.
 

Alors là, grosse surprise, ça pue. Mais vraiment. Donc pensez à ouvrir en grand vos fenêtres, l'odeur est très écœurante (pour ne pas dire gerbante) et tenace ! Vous voilà prévenus !

Ensuite, laissez-les refroidir. Profitez-en pour aller prendre l'air histoire de respirer un peu.

Mixez-les pour en faire une poudre assez fine. L'odeur est toujours là, fidèle au poste. Aucune déception de ce côté-là. 

Ensuite, saisissez-vous de votre machine à café préférée. Nous n'avons pas osé tester la machine à expresso (courageux mais pas téméraires), mais plutôt une cafetière à filtre, puis une cafetière à
ça fait envie hein ?
piston (oui, la poudre n'était pas assez fine...).


Dosez votre café pois chichade comme vous le feriez normalement avec du café normal. Laissez couler ou infuser. Prenez votre courage à deux mains et servez-vous une bonne tasse réconfortante !

Verdict ? C'est assez dégueulasse... pour des amateurs de café. Si vous aimez la mauvaise chicorée, il est possible que ça vous plaise.

Et si vous avez envie de vous lancer dans la fabrication de votre propre café, vous trouverez quelques pistes ainsi qu'un bel aperçu historique de ses ersatz dans cet excellent article.

jeudi 21 mars 2013

Le cassoulet de Martine

Chez Martine, un cassoulet pour 6 personnes se prépare dans un plat prévu pour 8. Certes Martine est généreuse. Pourtant, force est de constater qu'à la fin du repas, il ne reste pas grand chose... Convenons donc que Martine connaît son affaire !

Vous avez été nombreux à saliver sur le reportage diffusé dans l'émission des Petits Saignants le 19 mars dernier (à partir de la 10ème minute). Nous vous livrons ici en totale exclusivité la recette du Cassoulet de Martine.



Ingrédients :

- 750g de haricots tarbais (Martine est tellement généreuse qu'elle vous livre même l'adresse où elle se les procure)
- 6 cuisses de canard confites
- 2 grosses saucisses de porc (si vous vivez en Vendée, on ne saurait trop vous recommander la Ferme de la Boutière qui propose de la charcuterie bio délicieuse)
- 250 ml de sauce tomate
- un grand morceau de couenne de porc
- un bouquet garni
- sel, poivre


Préparation :

La veille, mettre à tremper les haricots tarbais dans de l'eau fraiche. Le matin, faites-les cuire dans de l'eau salée pendant 30 minutes.

Tapissez un grand plat creux (si possible en terre cuite) avec la couenne de porc.
De la belle couenne de porc pour faire un petit nid douillet aux haricots.
 Couchez-y les haricots. 
Enfoncez dans ce délicieux amas un beau bouquet garni.

Ajoutez la sauce tomate, en l'allongeant avec un peu d'eau. Salez (mais pas trop), poivrez.


Enfournez à feu doux (150°C max) pendant 1 heure 30. La couenne va commencer à fondre.

Retirez le plat du four.
Faites revenir quelques minutes les cuisses de canard confites dans une poêle bien chaude de manière à les rendre bien dorées. Plongez-les ensuite dans les haricots : elles doivent littéralement disparaître. Si cela ne vous est pas possible, laissez dépasser l'os de chaque cuisse. Faites la même chose avec les saucisses, que vous aurez au préalable coupées en gros morceaux.

Remettez au four à température très douce et laissez cuire longtemps...

A servir évidemment avec un excellent vin, un Cahors par exemple.

Avouez, vous salivez.

Nous étions 6 autour de la table ce soir-là. Il n'est rien resté dans le plat. Quand on vous dit que le cassoulet de Martine déboite, on ne vous raconte pas d'histoires !

samedi 16 mars 2013

Blob, la soupe de poissons maison


En ce moment, on trouve sur les marchés des poissons à des prix très bas (moins de 5€/kg). S'ils ne sont pas toujours excellents à cuisiner et à déguster seuls,ils seront parfaits transformés en soupe ! La recette pourrait sembler insurmontable alors qu'en fait...pas du tout ! La preuve en images.

Pour moins de 5€ j'ai acheté :
- 2 rougets grondins
- 2 merlans
- 1 roussette
J'avais dans le congélateur 2 étrilles, souvenir d'une pêche à pied, et une tête de merlu est venue compléter le tout.

Pour commencer, j'ai émincé :
- 1 gros oignon
- 2 carottes
- 2 échalotes
et je les ai fait revenir dans un gros faitout avec un peu d'huile d'olive.

Ensuite j'ai ajouté mes étrilles démembrées

puis les poissons coupés en morceaux (vidés bien sûr hein, sinon c'est dégueu, on est bien d'accord).


J'ai couvert le tout d'eau et ajouté 2 grosses cuillerées de concentré de tomates et laissé mijoter le tout 40 minutes environ.

Ensuite arrive le moment le plus pénible mais néanmoins rapide : il faut prendre une grande passoire et avec une louche récupérer les morceaux de poissons pour enlever le maximum d'arêtes. Soyez patients, le résultat en vaut le coup. Une fois toute la chair des poissons et des étrilles retirée et mise dans le faitout, j'ai ajouté une grosse poignée de riz : il va servir à lier la soupe et à lui donner un aspect crémeux. Laissez cuire encore 20 minutes. Assaisonnez, sel, poivre, épices, piment,... à votre goût. Mixez en insistant bien.

Voilà. C'est délicieux accompagné de croûtons et de rouille. Goûtée en studio pendant l'émission, la casserole y est passée : c'est un signe, non ?

lundi 18 février 2013

Pain à la cocotte et beurre aux agrumes

On m'avait déjà parlé du pain cuit en cocotte. Comme je fais mon pain et que j'en achète rarement, je suis plus habituée à une cuisson classique et au pain au levain. Il s'agissait donc là d'une expérience. A vrai dire, cette recette est très simple et très rapide.

Pour un premier essai, j'ai utilisé de la levure sèche et de la farine T80 (bio bien sûr).

Il vous faut :

- une cocotte en fonte ou en pyrex
- 500g de farine
- 30cl d'eau
- un sachet de levure déshydratée ou un cube de levure fraiche
- du sel


Préparation :

Si vous avez un robot, mettez l'eau, la levure et le sel, et laissez tourner une minute. Ajoutez ensuite la farine petit à petit. Laissez pétrir pendant 5 minutes environ. Si vous n'avez pas de robot, vous avez gagné un bon exercice pour vos petits bras musclés. Un bon disque et ça passe. En plus ça défoule !
Formez une boule avec votre pâte. Laissez-la lever une heure environ dans un endroit tiède.  Une fois levé, installez le pâton dans votre cocotte sur un papier cuisson. Striez le dessus, aspergez légèrement d'eau et saupoudrez un peu de farine. Reposez le couvercle et enfournez à four froid pour 1 heure à 240°C.
Retenez-vous d'ouvrir le couvercle en cours de cuisson, faites confiance...

Au bout d'une heure, sortez votre cocotte du four, ouvrez... le pain a gonflé et est cuit à point !

Résultat : le pain est beau et bon. La grosse différence avec un pain cuit de manière plus "classique" tient dans sa croûte : elle est moins croustillante. Il n'empêche qu'il fait son petit effet...


Beurre aux agrumes
Et pour accompagner ces belles tartines, pourquoi ne pas faire un petit beurre aux agrumes ? Pour cela, faites blanchir quelques zestes de citron et d'orange pendant quelques minutes à l'eau bouillante. Incorporez les en petits bouts à votre beurre laissé une heure à température ambiante. Le résultat est bluffant : ce beurre aux agrumes est délicieux pour accompagner des fruits de mer, du poisson ou tout simplement sur du bon pain frais.



mardi 5 février 2013

Un gnoccho, deux gnocchi

 
Vous avez des patates ? de la farine ? un œuf ? Alors vous pouvez faire des gnocchi !

Le gnoccho est chanté dès le XVe siècle par Laurent le Magnifique : dans le centre de l'Italie et notamment à Rome, on mangeait des gnocchi le jeudi. Littéralement, le gnoccho est une boule, difficile à avaler. En réalité, il se mange très bien. La préparation est très rapide et surtout très très simple !

La recette (pour 2 personnes environ) :

Ingrédients :
400g de pommes de terre farineuses / 100g de farine / un oeuf

Préparation :

Faire cuire les pommes de terre à l'eau. Les réduire en purée et laisser refroidir (très important). Incorporer ensuite le jaune d’œuf, sel, poivre,... et tout ce que vous voulez en plus.
La boule à gnocchi mesdames-messieurs !


Former une boule,






puis découper des sortes de mini boudins. On peut les strier à la fourchette.


Découpe des tranches avant "boudinage" !




Le boudin découpé en bébés boudins
Pocher vos gnocchi dans de l'eau bouillante ou dans un bouillon. Ils sont cuits lorsqu'ils remontent à la surface ! Les sortir avec une écumoire, et servir avec du beurre fondu, de la sauce tomate, du pesto,... ou les passer à la poêle pour plus de croustillant.





Le "striage" des bébés boudins
Une autre recette de gnocchi existe à base de semoule de blé dur : les gnocchi sont alors gratinés au four et non pochés.
Prêts à être pochés !

Et voilà le résultat !
Pour info, les gnocchi industriels du commerce coûtent environ 3 fois plus cher que ceux faits à la maison. Après, c'est vous qui voyez...