mercredi 10 avril 2013

Le café aux pois chiche - Le Plat du Pauvre

Revenu tristement à la mode dans un livre de cuisine "spécial crise grecque", le café fait à partir de pois chiche était déjà connu de nos grands-parents ayant connu la guerre. Il paraitrait même qu'il s'agit d'un des meilleurs ersatz de café qui existent. Évidemment, les Petits Saignants ont voulu tester.

Pour faire un bon café de pois chiche il vous faudra... des pois chiche ! Bien sûr, pas des pois chiche en boîte hein, mais des secs !




Vous devrez les faire rôtir, par exemple dans un plat à four à 200°C pendant environ 20-25 minutes.
 

Alors là, grosse surprise, ça pue. Mais vraiment. Donc pensez à ouvrir en grand vos fenêtres, l'odeur est très écœurante (pour ne pas dire gerbante) et tenace ! Vous voilà prévenus !

Ensuite, laissez-les refroidir. Profitez-en pour aller prendre l'air histoire de respirer un peu.

Mixez-les pour en faire une poudre assez fine. L'odeur est toujours là, fidèle au poste. Aucune déception de ce côté-là. 

Ensuite, saisissez-vous de votre machine à café préférée. Nous n'avons pas osé tester la machine à expresso (courageux mais pas téméraires), mais plutôt une cafetière à filtre, puis une cafetière à
ça fait envie hein ?
piston (oui, la poudre n'était pas assez fine...).


Dosez votre café pois chichade comme vous le feriez normalement avec du café normal. Laissez couler ou infuser. Prenez votre courage à deux mains et servez-vous une bonne tasse réconfortante !

Verdict ? C'est assez dégueulasse... pour des amateurs de café. Si vous aimez la mauvaise chicorée, il est possible que ça vous plaise.

Et si vous avez envie de vous lancer dans la fabrication de votre propre café, vous trouverez quelques pistes ainsi qu'un bel aperçu historique de ses ersatz dans cet excellent article.

jeudi 21 mars 2013

Le cassoulet de Martine

Chez Martine, un cassoulet pour 6 personnes se prépare dans un plat prévu pour 8. Certes Martine est généreuse. Pourtant, force est de constater qu'à la fin du repas, il ne reste pas grand chose... Convenons donc que Martine connaît son affaire !

Vous avez été nombreux à saliver sur le reportage diffusé dans l'émission des Petits Saignants le 19 mars dernier (à partir de la 10ème minute). Nous vous livrons ici en totale exclusivité la recette du Cassoulet de Martine.



Ingrédients :

- 750g de haricots tarbais (Martine est tellement généreuse qu'elle vous livre même l'adresse où elle se les procure)
- 6 cuisses de canard confites
- 2 grosses saucisses de porc (si vous vivez en Vendée, on ne saurait trop vous recommander la Ferme de la Boutière qui propose de la charcuterie bio délicieuse)
- 250 ml de sauce tomate
- un grand morceau de couenne de porc
- un bouquet garni
- sel, poivre


Préparation :

La veille, mettre à tremper les haricots tarbais dans de l'eau fraiche. Le matin, faites-les cuire dans de l'eau salée pendant 30 minutes.

Tapissez un grand plat creux (si possible en terre cuite) avec la couenne de porc.
De la belle couenne de porc pour faire un petit nid douillet aux haricots.
 Couchez-y les haricots. 
Enfoncez dans ce délicieux amas un beau bouquet garni.

Ajoutez la sauce tomate, en l'allongeant avec un peu d'eau. Salez (mais pas trop), poivrez.


Enfournez à feu doux (150°C max) pendant 1 heure 30. La couenne va commencer à fondre.

Retirez le plat du four.
Faites revenir quelques minutes les cuisses de canard confites dans une poêle bien chaude de manière à les rendre bien dorées. Plongez-les ensuite dans les haricots : elles doivent littéralement disparaître. Si cela ne vous est pas possible, laissez dépasser l'os de chaque cuisse. Faites la même chose avec les saucisses, que vous aurez au préalable coupées en gros morceaux.

Remettez au four à température très douce et laissez cuire longtemps...

A servir évidemment avec un excellent vin, un Cahors par exemple.

Avouez, vous salivez.

Nous étions 6 autour de la table ce soir-là. Il n'est rien resté dans le plat. Quand on vous dit que le cassoulet de Martine déboite, on ne vous raconte pas d'histoires !

mercredi 20 mars 2013

Café, pâtes, goulash, chips et BD : l'interview-bouffe de RICA

A l'occasion de l'émission des Petits Saignants du 19 mars 2013, vous avez pu écouter l'interview-bouffe de RICA, dessinateur bordelais de talent. Il a notamment publié MINUS, aux éditions Drugstore que la Saignante a adoré.

MINUS, de Rica - Éditions Drugstore -  
Dépôt légal 01/2012 - 978-2-7234-8479-4
64


Pour réécouter l'ITW : rendez-vous à la 30ème minute ICI


samedi 16 mars 2013

Blob, la soupe de poissons maison


En ce moment, on trouve sur les marchés des poissons à des prix très bas (moins de 5€/kg). S'ils ne sont pas toujours excellents à cuisiner et à déguster seuls,ils seront parfaits transformés en soupe ! La recette pourrait sembler insurmontable alors qu'en fait...pas du tout ! La preuve en images.

Pour moins de 5€ j'ai acheté :
- 2 rougets grondins
- 2 merlans
- 1 roussette
J'avais dans le congélateur 2 étrilles, souvenir d'une pêche à pied, et une tête de merlu est venue compléter le tout.

Pour commencer, j'ai émincé :
- 1 gros oignon
- 2 carottes
- 2 échalotes
et je les ai fait revenir dans un gros faitout avec un peu d'huile d'olive.

Ensuite j'ai ajouté mes étrilles démembrées

puis les poissons coupés en morceaux (vidés bien sûr hein, sinon c'est dégueu, on est bien d'accord).


J'ai couvert le tout d'eau et ajouté 2 grosses cuillerées de concentré de tomates et laissé mijoter le tout 40 minutes environ.

Ensuite arrive le moment le plus pénible mais néanmoins rapide : il faut prendre une grande passoire et avec une louche récupérer les morceaux de poissons pour enlever le maximum d'arêtes. Soyez patients, le résultat en vaut le coup. Une fois toute la chair des poissons et des étrilles retirée et mise dans le faitout, j'ai ajouté une grosse poignée de riz : il va servir à lier la soupe et à lui donner un aspect crémeux. Laissez cuire encore 20 minutes. Assaisonnez, sel, poivre, épices, piment,... à votre goût. Mixez en insistant bien.

Voilà. C'est délicieux accompagné de croûtons et de rouille. Goûtée en studio pendant l'émission, la casserole y est passée : c'est un signe, non ?

lundi 18 février 2013

Pain à la cocotte et beurre aux agrumes

On m'avait déjà parlé du pain cuit en cocotte. Comme je fais mon pain et que j'en achète rarement, je suis plus habituée à une cuisson classique et au pain au levain. Il s'agissait donc là d'une expérience. A vrai dire, cette recette est très simple et très rapide.

Pour un premier essai, j'ai utilisé de la levure sèche et de la farine T80 (bio bien sûr).

Il vous faut :

- une cocotte en fonte ou en pyrex
- 500g de farine
- 30cl d'eau
- un sachet de levure déshydratée ou un cube de levure fraiche
- du sel


Préparation :

Si vous avez un robot, mettez l'eau, la levure et le sel, et laissez tourner une minute. Ajoutez ensuite la farine petit à petit. Laissez pétrir pendant 5 minutes environ. Si vous n'avez pas de robot, vous avez gagné un bon exercice pour vos petits bras musclés. Un bon disque et ça passe. En plus ça défoule !
Formez une boule avec votre pâte. Laissez-la lever une heure environ dans un endroit tiède.  Une fois levé, installez le pâton dans votre cocotte sur un papier cuisson. Striez le dessus, aspergez légèrement d'eau et saupoudrez un peu de farine. Reposez le couvercle et enfournez à four froid pour 1 heure à 240°C.
Retenez-vous d'ouvrir le couvercle en cours de cuisson, faites confiance...

Au bout d'une heure, sortez votre cocotte du four, ouvrez... le pain a gonflé et est cuit à point !

Résultat : le pain est beau et bon. La grosse différence avec un pain cuit de manière plus "classique" tient dans sa croûte : elle est moins croustillante. Il n'empêche qu'il fait son petit effet...


Beurre aux agrumes
Et pour accompagner ces belles tartines, pourquoi ne pas faire un petit beurre aux agrumes ? Pour cela, faites blanchir quelques zestes de citron et d'orange pendant quelques minutes à l'eau bouillante. Incorporez les en petits bouts à votre beurre laissé une heure à température ambiante. Le résultat est bluffant : ce beurre aux agrumes est délicieux pour accompagner des fruits de mer, du poisson ou tout simplement sur du bon pain frais.



mercredi 6 février 2013

Le Karo - La Roche-sur-Yon (85) - Il a bien mangé le monsieur ?

Le Karo se situe sur l'esplanade des Halles, appelée également "carreau", où l'aspect très minéral du site est renforcé par la froideur des vitres du bâtiment abritant le marché. ("C'est prop', hein ?") Autant dire qu'aménager des espaces chaleureux semble être un devoir pour y faire vivre un commerce, et a fortiori un restaurant. C'est d'ailleurs ce que nous promet le Karo sur son site : "Un cocon dans le centre-ville". Voyons-voir ça...

Avant de rentrer, ce qui saute aux yeux, c'est ce grand écran branché à je-ne-sais quelle chaîne de télé. Je sais pas vous mais pour moi un cocon, c'est sans écran. Bref. Il faut passer outre, pousser la porte et c'est déjà mieux. Le cadre est plutôt agréable, les tables suffisamment bien disposées pour ne pas avoir à souffrir profiter des discussions de nos voisins. Quoique ! L'astuce du rideau pour séparer deux tables distantes de quelques centimètres seulement permet de jouer à l'aveugle : "Qu'est-ce qu'elle a dit ?". Rappelons que le textile a une faible capacité à étouffer les voix, hein.

Le cadre - (Photo issue de la page FB du Karo)


Nous étions quatre ce soir-là autour de la table. Après avoir attendu un long bon moment nous avons eu les cartes. Mais à l'instar d'un diesel, une fois démarré, le repas s'est passé suivant un rythme très agréable.

Les formules sont plutôt correctes. Le midi : entrée + plat ou plat + dessert à 13€. Les 3 pour 16€. Le soir, entrée + plat ou plat + dessert à 19.50€ ou les 3 pour 26€.

Qu'est-ce qu'on a mangé ?

Lorsque les Petits Saignants viennent en force au restaurant pour leur chronique "Il a bien mangé le monsieur ?", ils bénéficient alors d'un plus large éventail de plats à goûter. 

Les trois entrées testées étaient donc :
Duo de chair de crabe et grenailles, crêpe dentelle et crème à la moutarde à l’ancienne (+ 2.00€)
Pressée de faisan et foie gras, mélange de jeunes pousses, coulis au céleri et huile d’Argan
Sashimi de saumon mariné au Teriyaki, pain au citron confit et radis noir, mousse bergamote


Notons la présence du petit supplément de 2€ pour le crabe (enfin je suppose que c'est pour le crabe et pas pour la moutarde à l'ancienne). Sachez-le, je déteste ces suppléments : d'une part, je trouve que c'est très gênant quand on est invité notamment, d'autre part je ne comprends en général pas en quoi ils sont justifiés. Par exemple, là : en quoi le crabe est-il plus cher qu'une entrée composée de faisan et de foie gras ?

Bilan des entrées : de très belles surprises. Les assiettes sont belles, les goûts très fins, les associations parfaites,... rien à redire... à part la présence de ces satanées tomates cerises dont je ferai désormais mon cheval de bataille (oui j'ai des préoccupations essentielles). Les tomates cerises au mois de janvier 1. n'ont aucun goût 2. sont blafardes, donc moches 3.ne sont pas de saison, donc ça devrait être NIET, BASTA, FORBIDDEN, surtout dans un restaurant de cette qualité.

Les plats

Contre-filet de boeuf snacké (origine France, race à viande), jus au vin rouge et poivre Sarawak
Pavé de cerf en mousseline de patate douce, jus corsé aux baies de Genièvre
Magret de canard rôti, jus au thé noir « Liaison dangereuse »


Encore une fois, belle présentation, cuissons parfaites, goûts très fins...et pas de tomates cerises cette fois-ci. Ouf.
Par contre, on a pu observer la présence d'un plat à base de coquilles Saint-Jacques avec un supplément de 3.50€. En pleine saison...au prix de la coquille chez nous en plus...et qui serait plus onéreuse que du cerf, du bœuf ou du canard ? 

 Et les petites douceurs de fin de repas...
Crémeux au chocolat et badiane, sablé breton et mousse orange
Tube croustillant et ananas sauté, sorbet Piña Colada et mousse pabana
Crêpe gourmande au caramel d’orange, poire pochée aux 4 épices et craquelin amande


Manger par gourmandise, c'est toujours manger non ? Alors là, même si la faim n'était plus vraiment là et que ça n'était sans doute pas raisonnable (suivez mon regard), les desserts se sont avérés excellents.


Qu'est-ce qu'on a bu ?

Je dois vous avouer que j'étais déjà allée manger au Karo l'an passé, en février ou mars si mes souvenirs sont bons. J'avais été déçue par deux choses : 1. La présence de courgettes ou d'aubergines dans mon assiette (en hiver... no comment) 2. Le vin. Il n'était pas bouchonné, pas "foutu", non, juste marqué par un très très fort goût de copeaux de bois comme sont fabriqués certains vins assez éloignés des méthodes artisanales. De plus, on peut noter que les vins sont relativement chers. Et je suis rassurée, je ne suis apparemment pas la seule à le penser. On pourrait également leur suggérer d'accueillir au moins un vin bio à leur carte, ça évite le mal de crâne le lendemain et ça permet également de proposer de vrais vins avec des vrais goûts de fruit dedans. Ceci étant, forte de cette première expérience décevante, j'ai conseillé de prendre le Marie du Fou (Mareuil) en blanc et en rouge, qui, d'ailleurs est en conversion bio. En plus, c'est le premier prix alors pourquoi hésiter.

Bilan général à quatre : le repas était excellent, fin, surprenant,... bref de grande qualité. Et on en vient à se dire que le cadre n'est finalement pas à la hauteur de la cuisine. Quid du service ? Nous l'avons trouvé un peu nonchalant, avec un manque de chaleur et de sourire manifestes. Dommage.

Le Karo est ouvert le midi du mardi au samedi de 11H à 14H30 et le soir du mardi au samedi de 18H à 23H30 (on apprécie l'ouverture tardive !).

Restaurant le Karo
Carreau des Halles
85000 LA ROCHE SUR YON
02.51.62.79.32.
www.restaurantlekaro.com


++++ Mise à jour!!! (2 octobre 2013) +++++++++++++++++++++++

Quelques nouveautés qui méritent d'être dites : même si son site web n'est pas à jour, le Karo a bien renouvelé sa carte, notamment sur le vin... Moins de références, la plupart des vins sont proposés au verre, quelques vins bio également sont disponibles, bref, des changements notables que l'on se devait de mettre en avant!!!
Le Karo s'apprête d'ailleurs à paraître une nouvelle carte pour la saison automne-hiver, l'occasion de retourner visiter cette très bonne adresse yonnaise, avec un petit verre de pif en apéro! (A consommer avec modération, bien entendu...).
Ne reste plus qu'à mettre cet écran plat géant à la poubelle et ce sera parfait!




mardi 5 février 2013

Un gnoccho, deux gnocchi

 
Vous avez des patates ? de la farine ? un œuf ? Alors vous pouvez faire des gnocchi !

Le gnoccho est chanté dès le XVe siècle par Laurent le Magnifique : dans le centre de l'Italie et notamment à Rome, on mangeait des gnocchi le jeudi. Littéralement, le gnoccho est une boule, difficile à avaler. En réalité, il se mange très bien. La préparation est très rapide et surtout très très simple !

La recette (pour 2 personnes environ) :

Ingrédients :
400g de pommes de terre farineuses / 100g de farine / un oeuf

Préparation :

Faire cuire les pommes de terre à l'eau. Les réduire en purée et laisser refroidir (très important). Incorporer ensuite le jaune d’œuf, sel, poivre,... et tout ce que vous voulez en plus.
La boule à gnocchi mesdames-messieurs !


Former une boule,






puis découper des sortes de mini boudins. On peut les strier à la fourchette.


Découpe des tranches avant "boudinage" !




Le boudin découpé en bébés boudins
Pocher vos gnocchi dans de l'eau bouillante ou dans un bouillon. Ils sont cuits lorsqu'ils remontent à la surface ! Les sortir avec une écumoire, et servir avec du beurre fondu, de la sauce tomate, du pesto,... ou les passer à la poêle pour plus de croustillant.





Le "striage" des bébés boudins
Une autre recette de gnocchi existe à base de semoule de blé dur : les gnocchi sont alors gratinés au four et non pochés.
Prêts à être pochés !

Et voilà le résultat !
Pour info, les gnocchi industriels du commerce coûtent environ 3 fois plus cher que ceux faits à la maison. Après, c'est vous qui voyez...