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vendredi 10 octobre 2014

"Il a bien mangé le monsieur ?" au Pas Sage à La Roche-sur-Yon (85)

Parmi les bonnes surprises de la rentrée à La Roche-sur-Yon, il y a eu cette année quelques nouvelles adresses pour satisfaire nos goules affamées. Toutes ne sont pas encore testées, mais Les Petits Saignants se sont laissés tenter par 2 fois par le Pas Sage.


Pour trouver ce "Bistrot bar & Tapas", il faudra vous enfoncer dans le passage Empire, près de la place Nap. Il remplace le CityZen si certains connaissent.
Si la tête du patron vous dit quelque chose, c'est normal ! Cherchez un peu, vous trouverez ! Et du coup, vous ne serez pas étonnés d'être bien accueillis...

1er test : un midi, en terrasse au soleil
Mauvaise idée d'arriver en plein coup de bourre, en même temps qu'une grande tablée de banquiers... Le service dépote, mais on a pas mal attendu. Pas de reproche de notre part : le resto est tout juste ouvert, et puis il y a cette grande tablée de banquiers...
Notre choix s'est porté sur le menu du jour, à prix vraiment très correct, avec un plat de poisson juste venu de la criée le matin même, impeccablement cuit, avec des petits légumes. Et en dessert, un petit crumble de prunes... Fruits et légumes de saison, cuisson parfaite, pas de tomate cerise pour décorer alors que ça fait moche... bref, les Petits Saignants sont séduits ! Par contre, avec tout ça, on n'avait pas goûté les tapas. Rrrrhaaaa.... obligés de revenir un soir... duuuuuuuuur.

2ème test : Les Petits Saignants testent les tapas (et le vin)
Armés d'un courage digne des plus grands samouraï (pourquoi je dis ça moi ?), nous sommes donc retournés au Pas Sage, à la débauche, un soir. Au programme : tapas et vin. Vous nous connaissez, on n'est pas les derniers pour se rincer le gosier, par contre, pas avec des jus aromatisés aux poudres et dont le raisin a été nourri aux produits phytosanitaires. Et, gros gros bon point pour le Pas Sage qui propose des vins bio. C'est suffisamment rare pour être noté. Le vin au verre est à un prix plutôt correct, moins de 4€.
Le soir, vous aurez le choix entre des tapas "classiques", type chorizo, jambon, olives,... et d'autres plats sur l'ardoise. A noter les excellentes rillettes de chorizo, dont le goût est quasiment addictif : elles viendront rembourrer généreusement votre petit corps en prévision de l'hiver (mais quoi de plus appétissant que des hanches rondes nourries à la bonne bouffe plutôt qu'au soda ?). On a aussi beaucoup aimé l'encornet farci au merlu, servi sur un toast. C'est fin, c'est bon. Seule la paella ne nous a pas provoqué d'orgasme gustatif.
En bref, une très bonne petite adresse en centre-ville de La Roche-sur-Yon. A tester régulièrement pour vérifier que la qualité et le prix restent stables. Les Petits Saignants veillent au grain !
Et vous ? Vous avez testé ? Vous avez bien mangé ? 

Le Pas Sage 
3 place Napoléon - 85000 LA ROCHE-SUR-YON
02 51 24 89 66

samedi 11 janvier 2014

Le 18 B, resto Place Nap', La Roche sur Yon (85) - "Il a bien mangé le monsieur?"

C'est un peu l'adresse attendue à La Roche sur Yon, sur fond de réaménagement de la place Napoléon à La Roche sur Yon. Le restaurant est-il à la hauteur de ses promesses? On attend d'être convaincu...

D'un point de vue extérieur, on peut dire que le restaurant, conçu par Chemetoff, architecte créateur de cette nouvelle place Nap, est plutôt réussi et s'inscrit bien dans son environnement immédiat : une jolie verrière ouverte sur les bassins, une terrasse d'hiver avec un poêle à bois et à l'intérieur une cuisine ouverte, un espace fait de bois et de métal dans un esprit un peu trop enseigne suédoise à mon goût mais pas désagréable... ça rend curieux. Certaines annonces dans la presse et les réseaux sociaux (il faut dire qu'au 18B, on est fort en comm) autour de la cuisine qui sera proposée ("produits frais, du cru et de qualité"*), genre brasserie revisitée, donnait aussi envie d'aller s'y frotter. Mais certaines autres annonces sur le concept pouvaient aussi faire un peu traîner des pieds ("une façon de consommer à l'américaine (...) où il sera possible de se restaurer assis, debout ou couché (...)"*).
Tout comme les premiers commentaires que l'on pouvait entendre depuis l'ouverture le 19 décembre, autour de la carte proposée mais aussi des prix. Bref, il était temps de faire sacrifice de sa personne et d'aller voir de quoi il en retourne!

La carte
Une carte de bar / restaurant, qui propose à la fois des mets à déguster sur place ou à emporter, mais aussi des cocktails, des desserts, des crêpes, des gaufres, des glaces, etc. On peut manger sur place les choses proposées à emporter, sur des mange-debouts. Qu'est-ce que l'on trouve? des hot-dogs améliorés, des gratins, etc... Les prix du "take away" comme on dit restent assez abordables, à tester plus tard car là on s'est concentré sur la carte du resto. Au menu un choix de salades, de pâtes/lasagnes et de burgers + les produits du fumoir sur place (magret de canard, jambon à l'os, saumon). Peu de choix pour les végés (hormis des lasagnes qui sur le papier donnent par contre plutôt envie) ainsi que pour les viandards en dehors des burgers.

Qu'est-ce qu'on a mangé?
Pas envie de salade ce soir, ni de pâtes, allez on teste le fumoir du 18B et un de ses burgers!
J'ai opté pour le burger. Du burger de luxe quand même, car entre 12 et 20€ pour un bun, ça tape un peu le porte-monnaie! Je choisis le volte-face à 15€ (soyons fous), où "tu choisis ton fromage". J'ai horreur qu'on me tutoie ainsi mais bon, je me lance. La compo : pain aux céréales, steak haché, sauce maison, mâche, tomates confites, tranche de poitrine fumée grillée et au choix Bleu ou Comté, accompagné d'un cornet de frites (maison?). Je le commande saignant (forcément) et au bleu. Résultat : pain excellent mais un peu surproportionné par rapport à la taille du steak, viande très bonne également, par contre une absence remarquée de la plupart des autres ingrédients, surtout celle, SACRILÈGE, du fromage que l'on devine simplement, sans trop croire à sa réelle présence. Bref, c'est pas mauvais au contraire, mais vraiment sec. Un burger étant par essence gras hein, mais jamais sec, je pense que vous serez d'accord avec moi!
Mon convive a opté pour la planche du fumoir du 18B "Fish & Meat": émincés de magret fumé, jambon cuit à l'os et tranche de saumon fumé sur son pain suédois et sa crème fraîche aux herbes, accompagnés de patates "en robe des champs" et de salade. Et servis sur une ardoise, ce qui est beau mais typique d'un crissement caractéristique et très désagréable au passage du couteau dessus.
Bref, c'est plutôt bon, pas trop mal servi mais pas vraiment de quoi se taper quoi que ce soit par terre.

On a pris des desserts. Bah oui, on était là pour tester quand même! De mon côté, une panacotta à la vanille bourbon au coulis de fruits de la passion, avec quelques fruits frais (dont un grain de raisin blanc, de saison???). C'est bon, frais, assez léger, parfait après un burger! De celui de mon convive un cheese-cake sur sablé breton au pamplemousse rose, accompagné d'un sorbet citron vert. Un mélange de saveurs assez étrange entre le cheese-cake et le citron vert, ce dernier relevant bien l'acidité du pamplemousse. "Ce qui est bien mais pas top" comme dirait le poète.

Qu'est-ce qu'on a bu?
Encore une fois notre sens du sacrifice nous a poussé à goûter les vins. Seulement par professionnalisme, entendons-nous bien! Un verre de blanc en apéro, un verre de rouge en mangeant, raisonnable et modéré quoi. il faut dire aussi que le prix peut limiter les abus et les envies d'aventure! Sur les blancs, premier prix au verre 4,50€. Le très bon Clos St André de Jérémie Mourat, seul vin bio à la carte MALHEUREUSEMENT, est hors de prix : 6,90€ le verre. Va pour le chardonnay XX, entrée de carte, correct. Et pour le rouge, une valeur sûre, un local toujours de chez Mourat (mais bon, faut chercher longtemps pour pas trouver du Mourat à la carte d'un resto en Vendée...), à 4,30€. Tous les vins sont certes servis au verre, c'est appréciable, mais vraiment pas donné, c'est dommage. La bière non plus n'est pas donnée, 3€ le demi de base
On aurait bien goûté l'Irish Coffee maison qui fait vraiment envie, mais le budget était malheureusement explosé. Par contre on a goûté l'eau de la carafe (vraiment dégueulasse). Prenez donc une bouteille à la carte.

Prix total : pour 2, avec 2 verres de vin par personne, 2 plats, 2 desserts et pas de café : 56€.


Pour résumer
Ce qu'on n'a pas aimé : le respect mitigé des saisons (incontournables tomates cerises, concombre, raisins frais... en hiver, c'est quand même moyen...) ; la présence de quelques produits issus de l'agroalimentaire (une célèbre marque de fromage frais, un genre de moutarde "SAVOuReuse" industrielle... qui ceci dit ont le mérite d'être annoncés) ; un choix assez restreint sur la carte en dehors des salades/pâtes/burgers, même s'ils sont "revisités"; le burger SEC et où il faut CHERCHER le fromage (j'étais fumasse); la musique d'ambiance HORRIBLE (heureusement qu'un petit Ray Charles a sauvé la mise), le prix des vins... et malheureusement le prix en général.

Ce qu'on a aimé : l'accueil (si on fait abstraction du moment du passage en caisse...); le cadre (si on ne cherche pas l'intimité); le prix somme toute abordable des cocktails (mais bon, on n'a pas goûté); les produits du fumoir maison; la cuisine ouverte sur la salle, le prix du café (qui d'après les retours est bon, même si on n'en a pas pris) à 1€ (bon en fait c'est le prix "à emporter"...).

On n'a peut-être pas été assez aventurier pour choisir autre chose que des classiques. Peut-être aussi le jeune resto fraîchement ouvert cherche-t-il encore ses marques, mais à trop vouloir se démarquer en voulant proposer une carte originale par rapport aux autres adresses yonnaises, a peiné à nous convaincre de son caractère "incontournable" par un certain manque de plats cuisinés. L'endroit est peut-être plus approprié aux en-cas pris sur le pouce, au café ou à la petite gaufre du dimanche prise sous la verrière.
En espérant que la carte évolue au fil des saisons...

Le Saignant.

Le 18 B
Place Napoléon
85000 La Roche sur Yon
Ouvert 7j/7, de 8h à minuit
Tél : 02 51 36 28 03

Un complément d'enquête est prévu prochainement pour tester les plats à emporter, mais n'hésitez pas à nous faire part de vos impressions, quelles qu'elles soient (argumentées bien sûr!).

*Journal du Pays Yonnais - 12/12/13



mercredi 16 octobre 2013

Le couscous de Zahra Traiteur aux Halles de La Roche-sur-Yon (85) - Il a bien mangé le monsieur ?

Vous étiez nombreux à nous en parler, nous l'avons enfin testé ! Le couscous du marché des Halles de La Roche-sur-Yon est, parait-il, très bon. Alors, ils ont bien mangé les Petits Saignants ?

Une grande affiche nous annonce la couleur : 9.90€/kg. Ok. D'accord. Mais quel est le poids d'une assiette complète de couscous au fait ? Aucune idée. Donc on se laisse guider.

Le patron est d'une extrême gentillesse. Il nous oriente sur une association de deux viandes : boulettes et poulet. La semoule, les légumes, les sauces, les viandes,... tout est emballé séparément de manière à pouvoir notamment réchauffer la semoule à part (n'ayant pas de micro-ondes, nous l'avons fait à la vapeur, parfait). Il est possible de demander un couscous uniquement végétarien. De très beaux plateaux de pâtisseries orientales complètent l'étal...de quoi flatter la gourmandise et de faire des réserves pour l'hiver.
Bilan des courses : 13€ pour 2 : de petites parts nous avait-il dit...mais largement suffisantes pour nos estomacs ce midi.

On a aimé ce couscous, bien dosé. Un seul petit bémol : si vous aimez ce plat pimenté, il vous faudra ajouter de la harissa. Sinon, le verdict est sans appel : le couscous du marché des Halles est validé par les Petits Saignants. N'hésitez pas à commander à l'avance, les clients sont nombreux (surtout le samedi).



mercredi 10 avril 2013

L'Atable - La Roche-sur-Yon (85) - "Il a bien mangé le monsieur ?"

Depuis quelques semaines, de nouveaux restaurants fleurissent en centre-ville de La Roche-sur-Yon et c'est tant mieux ! Le gros point noir dans cette histoire, c'est que ça augmente lourdement la charge de travail pour les Petits Saignants ! Obligés de tout tester, de tout goûter,... dur dur... Non, à vrai dire, le vrai problème concerne le portefeuille qui en prend un coup à chaque fois (au cas où certains s'imagineraient que nos repas nous sont offerts AH AH AH ! Hum).

Nouveau test donc, avec le restaurant L'Atable, situé rue Raymond Poincaré, tout près de la place de la Vendée et en face du très bon Mon Viet. Cet établissement est dirigé par le chef Christophe Teillet, que les amateurs de bonnes tables connaissent puisqu'il dirigeait Le Jardin de l'Humeau aux Essarts. En cuisine également, Sophie, son "clone" comme il dit, qu'il a formé pendant 6 ans.

Dès l'entrée, on constate que le cadre est sobre et élégant, les tables relativement espacées. Seule petite étrangeté au tableau : la présence de haies en gazon synthétique façon paillassons verticaux (ou société-de-crédit-qui-aime-bien-les-bonshommes-à-tête-en-pelouse-artificielle).  Mais bon, tous les goûts etc...
Nous sommes accueillis par le chef himself : n'ayons pas peur des mots, il est super sympa. D'ailleurs, le service est impeccable et souriant.

La carte propose deux formules, dont une façon carte blanche (pour se laisser porter selon les envies du chef) qui est certes tentante mais à 42€/personne nécessite d'avoir un peu d'épargne quand même. Pour le reste, comptez 28€ pour une entrée, un plat et un dessert.

Un petit amuse-bouche nous est servi : ça fait toujours plaisir, d'autant plus quand c'est très bon. Pour le moment, rien à redire.


Et sinon ? Ils ont goûté quoi les Petits Saignants ?

Les Petits Saignants étaient une fois de plus venus en force, avec une belle table de 4 personnes, de manière à pouvoir recueillir différents avis (et piquer dans l'assiette du voisin au passage). 

En entrée nous avions donc :
- un filet de caille mariné, grillé et son foie gras poêlé : excellent, vraiment.
- des escargots de Vendée bio au chorizo doux : petite déception ici pour le Saignant, avec un plat composé d'une association d'ingrédients sans véritable liant. On retrouvait bien le goût du chorizo, ainsi que celui des escargots, mais chacun dans leur coin.

En plat de résistance (ou plat principal, ça se dit aussi hein, ne soyez pas si tatillons voyons) :

- un crabe farci (Spécialité maison : évidemment, quand on voit ça, on teste hein) : si le chef nous met en garde sur le fait que ce plat est relevé, à vrai dire personne autour de la table ne s'en est aperçu (ou bien nous avons tous le palais complètement bousillé, ce qui est évidemment plausible mais néanmoins peu crédible merci). La présentation pêche un peu (avec le crabe ça fait un jeu de mots super, non ? bon d'accord) puisqu'il est servi dans un plat imitation coquille de crabe vide, mais  la recette est bonne et et les goûts très fins.
- un carré d'agneau rôti aux pignons de pins : cuisson impeccable, goût impeccable, plat impeccable.
- un filet de bar rôti au jambon de Vendée : le plat qu'avait choisi le Saignant (qui, après les escargots de Vendée, devait se sentir porté par un souffle vendéen ce soir-là). Petite déception également pour lui car même si le poisson était bien cuit, il a à nouveau regretté le côté "assemblage", avec le filet de poisson recouvert simplement d'une tranche relativement épaisse de jambon.

En dessert :
- une tarte fine aux prunes jaunes glace Speculoos : bonne association, bonne tarte, malgré des prunes qui tirent un peu derrière les oreilles (v'voyez c'que j'veux dire ?)
- une salade de fraises et mascarpone, sorbet mojitos : très bon dessert malgré des fraises sans véritable goût. Évidemment, nous sommes début avril, et comme vous le savez tous (si si), ce n'est encore ni la saison des fraises, ni celle des prunes. Pas étonnant donc que les fruits soient décevants.

LA grosse et bonne surprise de L'Atable c'est la qualité et le prix des vins à la carte. Nous pouvons sans prendre trop de risque affirmer haut et fort que sur ce point, à la Roche-sur-Yon, ils sont imbattables. Non seulement Christophe Teillet est d'excellent conseil (évidemment, être sommelier de formation ça aide), mais en plus les vins qu'il choisit sont très bons ! Nous avons, pour tester, choisi le vin du moment à 13.5€ la bouteille (ou 1.90€ le verre !) et n'avons pas du tout été déçus. Enfin un établissement qui ne nous fait pas payer le prix de la bouteille quand on prend deux verres (suivez mon regard). Ça fait du bien. Il ne lui reste qu'à mettre quelques vins bio à la carte et tout sera parfait (on a des adresses avec d'excellents qualité-prix hein).

Pour résumer, on a aimé :
- le renouvellement de la carte (tous les jours pour le moment) et le choix d'ingrédients frais et bruts
- le choix de produits de saison (malgré les fruits des desserts ce soir-là)
- la recherche de goûts francs et fins
- l'accueil et le service irréprochables
- le prix et la qualité des vins

On a moins aimé :
- certains plats qui manquaient de "liant" selon nous
- la vue façon aquarium sur la rue Poincaré : la "vitrine" mériterait peut-être d'être moins transparente

On ne redira jamais assez que nous sommes toujours très contents de voir des restaurants à la recherche de qualité, de produits frais et de saison, si possible locaux. Christophe Teillet est audacieux et on aime ça. Il en découle des plats qui peuvent paraître inégaux si on les compare, qui plaisent plus ou moins. Certes. Mais il ne s'agit pas ici de plats formatés, et ça, c'est précieux.

On ne peut donc que vous encourager à goûter les petits plats de l'Atable et à nous donner votre avis dans les commentaires.

Pensez à réserver !

L'Atable
20 bis rue Raymond Poincaré (route des Sables)
85000 LA ROCHE-SUR-YON
02.51.36.21.35.




mercredi 6 février 2013

Le Karo - La Roche-sur-Yon (85) - Il a bien mangé le monsieur ?

Le Karo se situe sur l'esplanade des Halles, appelée également "carreau", où l'aspect très minéral du site est renforcé par la froideur des vitres du bâtiment abritant le marché. ("C'est prop', hein ?") Autant dire qu'aménager des espaces chaleureux semble être un devoir pour y faire vivre un commerce, et a fortiori un restaurant. C'est d'ailleurs ce que nous promet le Karo sur son site : "Un cocon dans le centre-ville". Voyons-voir ça...

Avant de rentrer, ce qui saute aux yeux, c'est ce grand écran branché à je-ne-sais quelle chaîne de télé. Je sais pas vous mais pour moi un cocon, c'est sans écran. Bref. Il faut passer outre, pousser la porte et c'est déjà mieux. Le cadre est plutôt agréable, les tables suffisamment bien disposées pour ne pas avoir à souffrir profiter des discussions de nos voisins. Quoique ! L'astuce du rideau pour séparer deux tables distantes de quelques centimètres seulement permet de jouer à l'aveugle : "Qu'est-ce qu'elle a dit ?". Rappelons que le textile a une faible capacité à étouffer les voix, hein.

Le cadre - (Photo issue de la page FB du Karo)


Nous étions quatre ce soir-là autour de la table. Après avoir attendu un long bon moment nous avons eu les cartes. Mais à l'instar d'un diesel, une fois démarré, le repas s'est passé suivant un rythme très agréable.

Les formules sont plutôt correctes. Le midi : entrée + plat ou plat + dessert à 13€. Les 3 pour 16€. Le soir, entrée + plat ou plat + dessert à 19.50€ ou les 3 pour 26€.

Qu'est-ce qu'on a mangé ?

Lorsque les Petits Saignants viennent en force au restaurant pour leur chronique "Il a bien mangé le monsieur ?", ils bénéficient alors d'un plus large éventail de plats à goûter. 

Les trois entrées testées étaient donc :
Duo de chair de crabe et grenailles, crêpe dentelle et crème à la moutarde à l’ancienne (+ 2.00€)
Pressée de faisan et foie gras, mélange de jeunes pousses, coulis au céleri et huile d’Argan
Sashimi de saumon mariné au Teriyaki, pain au citron confit et radis noir, mousse bergamote


Notons la présence du petit supplément de 2€ pour le crabe (enfin je suppose que c'est pour le crabe et pas pour la moutarde à l'ancienne). Sachez-le, je déteste ces suppléments : d'une part, je trouve que c'est très gênant quand on est invité notamment, d'autre part je ne comprends en général pas en quoi ils sont justifiés. Par exemple, là : en quoi le crabe est-il plus cher qu'une entrée composée de faisan et de foie gras ?

Bilan des entrées : de très belles surprises. Les assiettes sont belles, les goûts très fins, les associations parfaites,... rien à redire... à part la présence de ces satanées tomates cerises dont je ferai désormais mon cheval de bataille (oui j'ai des préoccupations essentielles). Les tomates cerises au mois de janvier 1. n'ont aucun goût 2. sont blafardes, donc moches 3.ne sont pas de saison, donc ça devrait être NIET, BASTA, FORBIDDEN, surtout dans un restaurant de cette qualité.

Les plats

Contre-filet de boeuf snacké (origine France, race à viande), jus au vin rouge et poivre Sarawak
Pavé de cerf en mousseline de patate douce, jus corsé aux baies de Genièvre
Magret de canard rôti, jus au thé noir « Liaison dangereuse »


Encore une fois, belle présentation, cuissons parfaites, goûts très fins...et pas de tomates cerises cette fois-ci. Ouf.
Par contre, on a pu observer la présence d'un plat à base de coquilles Saint-Jacques avec un supplément de 3.50€. En pleine saison...au prix de la coquille chez nous en plus...et qui serait plus onéreuse que du cerf, du bœuf ou du canard ? 

 Et les petites douceurs de fin de repas...
Crémeux au chocolat et badiane, sablé breton et mousse orange
Tube croustillant et ananas sauté, sorbet Piña Colada et mousse pabana
Crêpe gourmande au caramel d’orange, poire pochée aux 4 épices et craquelin amande


Manger par gourmandise, c'est toujours manger non ? Alors là, même si la faim n'était plus vraiment là et que ça n'était sans doute pas raisonnable (suivez mon regard), les desserts se sont avérés excellents.


Qu'est-ce qu'on a bu ?

Je dois vous avouer que j'étais déjà allée manger au Karo l'an passé, en février ou mars si mes souvenirs sont bons. J'avais été déçue par deux choses : 1. La présence de courgettes ou d'aubergines dans mon assiette (en hiver... no comment) 2. Le vin. Il n'était pas bouchonné, pas "foutu", non, juste marqué par un très très fort goût de copeaux de bois comme sont fabriqués certains vins assez éloignés des méthodes artisanales. De plus, on peut noter que les vins sont relativement chers. Et je suis rassurée, je ne suis apparemment pas la seule à le penser. On pourrait également leur suggérer d'accueillir au moins un vin bio à leur carte, ça évite le mal de crâne le lendemain et ça permet également de proposer de vrais vins avec des vrais goûts de fruit dedans. Ceci étant, forte de cette première expérience décevante, j'ai conseillé de prendre le Marie du Fou (Mareuil) en blanc et en rouge, qui, d'ailleurs est en conversion bio. En plus, c'est le premier prix alors pourquoi hésiter.

Bilan général à quatre : le repas était excellent, fin, surprenant,... bref de grande qualité. Et on en vient à se dire que le cadre n'est finalement pas à la hauteur de la cuisine. Quid du service ? Nous l'avons trouvé un peu nonchalant, avec un manque de chaleur et de sourire manifestes. Dommage.

Le Karo est ouvert le midi du mardi au samedi de 11H à 14H30 et le soir du mardi au samedi de 18H à 23H30 (on apprécie l'ouverture tardive !).

Restaurant le Karo
Carreau des Halles
85000 LA ROCHE SUR YON
02.51.62.79.32.
www.restaurantlekaro.com


++++ Mise à jour!!! (2 octobre 2013) +++++++++++++++++++++++

Quelques nouveautés qui méritent d'être dites : même si son site web n'est pas à jour, le Karo a bien renouvelé sa carte, notamment sur le vin... Moins de références, la plupart des vins sont proposés au verre, quelques vins bio également sont disponibles, bref, des changements notables que l'on se devait de mettre en avant!!!
Le Karo s'apprête d'ailleurs à paraître une nouvelle carte pour la saison automne-hiver, l'occasion de retourner visiter cette très bonne adresse yonnaise, avec un petit verre de pif en apéro! (A consommer avec modération, bien entendu...).
Ne reste plus qu'à mettre cet écran plat géant à la poubelle et ce sera parfait!




lundi 21 janvier 2013

Le Ptit Marais - La Roche sur Yon (85) : Il a bien mangé le monsieur?


Le restaurant "Le P'tit Marais" à La Roche sur Yon


Une critique spéciale cuisine locale du restaurant le P’tit Marais. Accueil sympa, service impec, cadre sans chichi pas désagréable et cuisine… bof bof !

Qui dit Petits Saignants spéciale cuisine vendéenne, disait chronique de resto de spécialités locales et à La Roche sur Yon, y’a pas quarante mille adresses. A moins de me tromper, hormis le P’tit Marais, on ne trouve pas grand chose (ah si! Les P'tits Ventres de Terre, pour une prochaine chronique du coup). Donc nous nous sommes sacrifiés pour aller tester quelques-unes des spécialités affichées, parmi lesquelles les escargots, les cuisses de grenouille, le farci poitevin et les fameuses anguilles.

Où c’est qu’on met-y donc les pieds ??
J’avais personnellement un bon souvenir de la dernière – et unique – fois où je suis allé manger au P’tit Marais, c’était en avril 2008 et les critiques lues sur divers sites internet restent assez unanimes sur la qualité de l’accueil, du service et de ce que l’on retrouve dans les assiettes. C’est donc en toute confiance que l’on s’y est rendu.
Et en effet, l’accueil y est très sympathique, le service agréable, le cadre, ça va, bien que la salle soit assez petite et que le resto soit donc souvent plein. Pas de bol pour nous on s’est retrouvé entre l’entrée des chiottes et une tablée de 12 convives. Soit ! On n’est pas bégueule là-dessus, concentrons-nous sur les assiettes!

Qu’est-ce qui y’a-t-y donc à manger ?
Alors qu’est-ce qu’on y mange au P’tit Marais ? On a donc le choix entre les spécialités du restaurant et les plats du menu. Parmi les spécialités déjà évoquées plus haut, on retrouve en entrées la cassolette do lumas* au vin de Mareuil (9,50€), le foie gras de canard maison (13,50€) et en plat les cuisses de grenouille en persillade (17,50€) et la fricassée d’anguilles à l’ail (18,50€). Plutôt alléchant même si bon, pas spécialement donné !
Manque de bol pour les anguilles, le patron nous indique que c’est pas la période en ce moment (plutôt au printemps à partir de mars et en été, jusqu'à septembre). Et puis les cuisses de grenouille, c’est délicieux mais bon, faut quand même savoir qu’elles viennent essentiellement d’Indonésie ou de Chine. Quant aux escargots… (plein d’infos sur les provenances des grenouilles et des lumas : CLIQUEZ-MOI)

Et il y a donc le menu: il faut compter 11,50€ pour les plats, 14,90€ pour l’entrée/plat ou le plat/dessert, 19,90€ pour les trois ensemble et un supplément de 2,60€ pour le café gourmand. Je ne comprendrai jamais cette manie du café gourmand mais là n’est pas la question. En tout cas, on peut dire que niveau tarif, c’est plutôt correct de manière générale, et d'autant plus comparé aux spécialités.

Par ici l’entrée !
Pour ma part, frustré d’anguille, je me suis vengé sur la cassolette de lumas. 
Que dire… Un goût très "terroir", pour ne pas dire terreux, où les escargots nagent dans un genre de bourguignon avec des champis de Paris, des tranches de carottes grillagées (je ne connais pas le nom technique de cette découpe), quelques rondelles d’oignon rouge et une demie tomate cerise perdue ici… dont l’autre moitié  se retrouvait dans l’assiette de ma convive saignante ! Comme d’ailleurs tous les autres légumes en présentation de sa "ballottine de volaille aux champignons des bois et sa crème de potiron"… que l’on cherche encore ! Verdict de la saignante : texture gélatineuse rappelant celle des terrines de poisson, un goût de champignons (des bois !), un peu de betterave en plus (ça va) mais aussi du concombre ! Et donc la sœur de ma demi tomate cerise. Bonjour le respect des saisons. ça commence pas super…

Résistance !
Voyons donc pour les plats. Je choisis la goujonnette de cabillaud sur lit de chou braisé au beurre rouge au menu. Bah oui, fallait faire dans le local (je dis ça pour le chou) ! Le beurre rouge, c’est ni plus ni moins un beurre blanc au vin rouge, c'est bon. Poisson peut-être un peu trop cuit et j’émets un gros doute sur les petites tranches de patates d’un jaune foncé un peu suspect, du genre réchauffées au micro-ondes. Et quand on entend le fameux petit "DING" sonner depuis la cuisine, on est en droit de se poser la question ! Mais bon, je dois avouer que ça se mangeait quand même pas trop mal, même si on n’était pas dans la grande finesse non plus.
« Pour juger un restaurant, c’est bien de commander de la viande, pour voir si la cuisson et la sauce sont bonnes, c’est révélateur ». C’est en gros ce que m’a dit la saignante pour justifier son choix de la « bavette d’Aloyau grillée sauce vigneronne ». Alors ? Cuisson, saignante (forcément) plutôt réussie, par contre un goût très prononcé de « grill » qui écrase celui d’une viande originaire d’Allemagne (qui après tout n’en avait peut-être pas), tout comme celui de la sauce. Dommage.

Qu’est-ce que c’est-y qu’on boit?
Du vin boudiou! Bon, les vins locaux, y’en a des biens (on connaît surtout les Mareuil mais y'a aussi les Brem, je ne connais pas trop les vins de Pissotte ni de Vix) mais bon, faut avouer qu’il vaut quand même mieux les connaître... Et puis y’en avait pas au verre ! Donc pour l’entrée un blanc, Sancerre, Domaine Girault apparemment, plutôt bon (4,60€ les 12,5cl quand même) et à suivre un rouge, Bourgogne, Domaine Dupré, pas mal non plus (4,10€ au verre).
Bilan correct pour les vins servis au verre.
 
Pour finir, pas de desserts, on était un peu gêné de trouver le repas vraiment moyen par rapport à ce qu’on avait pu en lire ou entendre dire. Peut-être n’était-ce pas le bon jour ! Rendez-vous au printemps pour goûter les anguilles...

Prix total : 47,20€ (sans dessert ni café)

Pratique
Le P’tit Marais
24, rue des Halles – 85000 La Roche sur Yon
Tél : 02 51 48 56 81
Ouvert tous les midis du mardi au samedi et le soir le vendredi et samedi 
(Petite salle, réservation conseillée!!)
Ouvert le dimanche sur commande pour repas familiaux et petits groupes

* Lumas = escargots en patois vendéen, des petits gris généralement

dimanche 25 novembre 2012

Le Sale Gosse - La Roche-sur-Yon (85) - Il a bien mangé le monsieur ?

Le restaurant Le Sale Gosse à La Roche-sur-Yon (85)



Pour les nostalgiques de l’époque Gaz’Bar, sachez que si l’endroit n’existe aujourd’hui malheureusement plus, il n’a pas été remplacé par un banal marchand de godasses ou un vulgaire blanchisseur de dents, mais est demeuré un haut lieu culturel. 
Car oui, je l’affirme bien haut : « La cuisine, c’est de la CULTURE ! » 

Le Sale Gosse a donc ouvert ses portes en avril de cette année et nous propose, c’est tout à son honneur, une « Cuisine du Marché » (c’est indiqué en gros sur la porte d’entrée).
Superbe boulot d’aménagement, la déco est plutôt classe sans tomber dans le petit doigt en l’air, pour une ambiance assez conviviale, sans avoir non plus l’impression de manger à la cantine et déguster les conversations des autres clients du resto.
De plus, la cuisine ouverte sur la salle invite à la confiance envers le chef et sa prédisposition à ne pas servir la cuisine micro-ondes des 75% des « restaurateurs » français abonnés chez Métro (voir le site www.restaurantsquifontamanger.fr).
Et c’est bien le cas ! Ici la carte change toutes les semaines et propose 3 entrées/3 plats/3 desserts (ce qui est également gage de confiance) concoctés avec des produits de saison. JUSQU’ICI TOUT VA BIEN ! Mais la suite aussi n’est pas mal, pas d’inquiétude.
Après avoir déjà testé par deux fois cette enseigne, il était temps de passer à la critique publique ! La première fois conquis, la deuxième un petit peu moins et cette fois-ci un peu pareil que la deuxième, mais bon, il faut dire que quand c’est bien, on est plus tatillon. En tout cas quand les détracteurs disent que les assiettes ne sont pas remplies, c’est clair qu’on ne vient pas ici pour se remplir la panse mais bien manger, et le triptyque entrée/plat/dessert se suffit vraiment à lui-même, on en sort jamais avec la dent creuse.

QU’EST CE QU’ON A MANGÉ ?
Parce que nous étions deux et qu’en bons professionnels amateurs on se doit d’être exhaustif, nous avons choisi des mets différents :
En entrée :
La délicieuse soupe Thaï au poulet et lait de coco
  • saumon cuit à basse température d’un côté, accompagné de sa sauce citronnée wasabi
  • soupe thaï de l’autre, au poulet et lait de coco, avec des petits bouts de tofu. Ce qui m’a personnellement réconcilié avec le tofu suite à l’expérience gustative dramatique d’un tofu maison mal préparé… 
Entrées = RAS, sinon que c’était délicieux.

En plat de résistance :       
Le "risqué" jarret de cochon laqué au gingembre
  • Filet de bœuf (origine UE) accompagné de sa poêlée de grenaille et de champignons. Pas de vulgaires champignons de Paris, ce qui est toujours appréciable, cuisson SAIGNANTE (évidemment) impeccable, plutôt une belle pièce… Cool.
  •  Jarret de cochon laqué au gingembre et ses légumes aux herbes. Bon, le jarret c’est toujours un pari risqué. Une chance sur deux d’avoir un os énorme, un gras prééminent et assez peu de viande. Pas de chance pour moi, c’était le cas. Heureusement que le filet de bœuf était bien servi, j’ai pu en faire profiter mon estomac viandard grâce à la générosité de ma convive saignante. 
Donc une résistance un peu mitigée, mais plutôt pas mal quand même.

Enfin les desserts :
  •            Samoussa aux pommes et espuma fromage blanc : super
  •         Entremet au chocolat au lait et griottes : 2 fois super
      Desserts = au risque de me répéter, RAS, sinon que c’était délicieux.

QU’EST-CE QU’ON A BU ?

Passavant mon amour
Nous qui étions ravis de trouver à la carte ce délicieux Anjou bio qu’est celui du Château de Passavant, en blanc (chenin) et en rouge (90% Cabernet rouge et 10% Grolleau noir) et qui plus est servi au verre et à pas cher, quelle ne fut pas notre déception de constater sa disparition ! Plus de vin bio à la carte donc, hormis le Mareuil de Mourat (en conversion). Va donc pour le Mourat en blanc en apéro et entrée, très correct au demeurant.
Et entrer dans la résistance, un Fronton pour la saignante. Un vin un peu trop charpenté au bois, pas très apprécié. Et pour le saignant, un St Nicolas de Bourgueil peut-être un jeune mais plutôt bon. On le regrette notre Passavant…

On n’a pas pris de dijo mais la carte est alléchante en tout cas, le ravitaillement se faisant au Comptoir du Poulpe, gage de qualité et d’originalité.

Les plus, les moins…
Commençons par les moins :
  •          La disparition du Passavant mais on l’a déjà dit ! Et plus de vin bio à la carte.
  •         Le supplément de prix pour le 3ème plat de résistance, « Noix de St Jacques, Nouilles Udon, écume de curcuma frais », alors qu’on est en pleine saison des St Jacques et qu’elles sont plutôt bon marché en ce moment.
  •          L’origine de la viande de bœuf « UE ». Y’a quand même de très bons artisans bouchers au marché qui proposent de la viande chauvine.
  •          Les desserts à base de bonbons ou préparations industriels, c’est sûrement bon, ça cultive la nostalgie des Kidults mais bonjour la dose de sucre ! (par ex. le 3ème dessert : « Petit pot de crème carambar, compote poire banane, biscuit sablé ». Mouais).

 Et les plus, qu’il faut surtout retenir! :
  •           L’audace de la cuisine et son renouvellement hebdomadaire, une gageure mais un défi souvent réussi.
  •          LA FRAÎCHEUR  des produits et le respect de la saisonnalité.
  •          LE PRIX : une formule entrée/plat/dessert à un peu moins de 20€ le soir avec une vraie cuisine, c’est suffisamment rare pour être noté.
  •          LE SERVICE : impeccable, souriant, agréable, disponible et discret, rien à dire.
  •          Une ambiance toujours agréable également, un endroit où l’on se sent bien.
  •          Toujours une proposition sans viande dans le choix de la carte, ce qui est toujours appréciable pour les gens ne mangeant pas de viande.


Pour conclure, une adresse que l’on recommande et où l’on a envie de revenir pour savoir à quelle sauce le chef va nous manger !

Pratique
Le Sale Gosse, 7 rue De Gaulle à La Roche/Yon
Ouvert du mardi au samedi le midi et du jeudi au samedi le soir.
Réservation ultra-conseillée ! (c’est souvent plein) : 02 51 42 51 49


(Crédits photo : Le Sale Gosse)


Addendum du 10 février 2013 

Depuis le début d'année, il y a eu quelques changements au Sale Gosse. On a pu constater :
- Une évolution des tarifs avec 2 formules composées de 2 entrées / 2 plats / 2 desserts au choix : 
                       - Le Menu du Marché : 
Formule complète : 20.50 €
Entrée +Plat / Plat +Dessert : 16.50€
Entrée : 7.50 €
Plat : 13.50 €
Dessert : 6.50 €


                      - L'Ardoise de Saison
Entrée- Plat ou Plat- Dessert : 21, 50 €
Entrée - Plat – Dessert : 26.50 €
Entrée : 8.50 €
Plat : 15.00 €
Dessert : 7.50€


- Les menus ne sont plus renouvelés chaque semaine mais toutes les trois semaines.

- Enfin, nous avions apprécié le respect de la saisonnalité des produits travaillés. Force est de constater que l'on s'en éloigne un peu, en témoigne notamment cette semaine la présence de l'entrée "Œuf mollet, crème de courgettes et chèvre" (les courgettes du mois de février sont les meilleures...) ou encore, plus embêtant puisque trouvés dans l'Ardoise de Saison (quelle saison au fait ?) un coulis de poivrons rouges et un papeton d'aubergines. Gageons qu'il ne s'agisse que d'une spécificité propre à ce mois-ci...



Mise à jour du 15 janvier 2014 : retour entre amis en ce mois de janvier : sashimi de thon, sandre, pièce de bœuf polenta, pithiviers,.. C'était une belle soirée et un très bon repas, avec des produits de saison, et service impeccable. Par contre, toujours pas de vin bio proposé à la carte... malgré le choix possible chez leur fournisseur, et à prix tout à fait corrects ! Dommage. Un peu de lecture sur ce sujet ?


mercredi 31 octobre 2012

Le Sakura (restaurant japonais) à La Roche-sur-Yon (85) - "Il a bien mangé le monsieur ?"

Le Sakura, c'est la fleur de cerisier en japonais. C'est aussi le nom d'un restaurant japonais situé à la Roche-sur-Yon dans le quartier des halles. Vous ne trouverez là-bas aucun cerisier en fleurs pour décorer mais de grands tableaux lumineux (rarement allumés ceci dit) représentant une cascade en mouvement. Vous n'en accrocheriez pas dans votre salon ? ça tombe bien, vous n'êtes pas chez vous. D'ailleurs, prenez garde à ne pas trop vous concentrer sur le fond sonore qui peut, chez certains individus sensibles de la feuille, provoquer une irritation du conduit auditif. Et après tout, qui voudrait déguster des sushis, makis et sashimis dans un décor de western avec de la country dans les oreilles ?

Au Sakura, vous ne serez pas déçus par les plats servis. La formule choisie est toujours précédée d'une petite soupe (servie dans de très très jolis bols en plastique imitation grès avec une petite fleur dessinée dessus) et de la traditionnelle salade de chou mariné (décorée toute l'année sans exception d'un morceau de tomate et de 3 tranches de concombre. Sushis, sashimis, makis, brochettes, tout est très bon, sans exception. Comptez tout de même entre 15 et 20€ par personne pour un repas complet, et sachez que les prix pour les plats à emporter restent exactement les mêmes qu'en salle, le service en moins : en général, un sushi est gracieusement offert en plus. Petit bémol également : le service et l'accueil mériteraient d'être plus agréable: être efficace c'est bien, avec le sourire c'est mieux. Et même si le prix est un peu élevé, ça n'est pas comparable avec ce que l'on peut trouver à dans certaines grandes villes avec parfois pas grand chose dans l'assiette. Et le poisson est frais!

Pour être très honnêtes, les Petits Saignants n'ont à eux trois qu'un recul relatif sur les restaurants de sushis : celui-ci nous plaît mais il est vrai qu'une expérimentation plus poussée d'autres établissements serait nécessaire. En attendant, il nous convient très bien, et si vous avez des suggestions de bonnes adresses à nous communiquer, n'hésitez pas ! 

Le Sakura
16 rue des Halles
85000 La Roche-sur-Yon
02 51 09 44 73

A noter : le Sakura est très rarement fermé ! C'est le bon plan du dimanche soir !

Pour réécouter l'émission du 30 octobre 2012, c'est ici. 


mardi 23 octobre 2012

"Mon Viêt" à La Roche-sur-Yon - "Il a bien mangé le monsieur ?" - Emission du 23 octobre 2012


Une émission sur la bonne cuisine sans critique de restaurant, c’est comme un papa noël, sans sa hotte et ses boules, comme dirait le poète...
Donc grande première cette semaine, c’est à Mon Viet d’ouvrir la danse et de passer sur le grill des Petits Saignants. Ça fait désormais quelques temps que le restaurant est ouvert et que la rumeur nous souffle à l’oreille qu’il s’agit d’une bonne adresse.
On a donc sorti la gabardine, les fausses ray-ban et le borsalino pour aller incognito nous en rendre compte par nous-mêmes et tester quelques-uns des mets proposés à la carte.
Comme son nom l’indique, on n’y goûte pas de choucroute bavaroise ou de vieille daube provençale, mais des plats confectionnés regardant plutôt du côté de Saïgon, enfin Hô Chi Minh Ville quoi. C’est le pays d’origine du père de Stéphane, alias Titus, figure d’une adresse yonnaise autrefois incontournable où il officiait en tant que serveur. Il continue sous sa propre enseigne à accueillir les gens avec sa gentillesse et son humour parfois pas toujours de bon goût (à mon encontre en tout cas), ce qui n’est pas le cas de sa cuisine, bien heureusement, enfin celle de sa femme, Hanh, qui excelle aux fourneaux. Hanh est quant à elle d’origine vietnamienne, mais ces deux-là se sont rencontrés au Vietnam. Et c’est tel un PPDA sans peur ni reproche avec beaucoup d’amour que Titus l’a mise dans sa valise (elle est toute petite !) pour la ramener à La Roche il y a un peu plus de 10 ans.
Mon Viet a ouvert ses portes au printemps dernier. L’Asie est dans l’assiette et presque pas ailleurs. Pas de décor pompeux d’Angkor en carton-pâte, ni de tableaux rétro-éclairés avec une cascade qui s’illumine, tout juste un fond musical discret aux accents extrême-orientaux. Discret hein, pas la soupe miso musicale un peu lourde des restos nippons. Décor sobre, sans chichi. Et carte pas démesurée, du choix comme il faut. 
Entrons donc dans le vif, voire même le frais du sujet. Car l’ensemble des plats de la carte est confectionné avec des produits frais. Ce qui est suffisamment rare pour être noté.

L'assiette maison
Côté entrées, on reste dans le traditionnel : chez les « chaudes maison », sans commentaire, des nems, des samoussas de bœuf, des beignets de crevettes et des raviolis frits. Des salades également poulet-crevettes ou crevettes-seiche, des rouleaux de printemps et les fameux Bo Bun Nems, la salade traditionnelle vietnamienne avec des nems en plus, qu’on oubliera pas de tester bientôt ! Etant 4 à table on a opté pour l’assiette maison, un assortiment de chaque entrée chaude. 2 assiettes pour 4, suffisant quand on n’est pas un loup affamé. 

Côté plats, pareil, pas de liste extravagante avec toutes les viandes ou poissons accommodés avec les mêmes sauces. Ce qu’on voit souvent d’ailleurs dans les restos asiates. Les plats qu’on mange avec les doigts sont servis le soir : gambas grillées, crevettes à la citronnelle et crevettes grillées marinées au piment, pour les amateurs de plats bien relevés ! 6 belles gambas embrochées qu’on décortique et que l’on trempe dans un mélange sel-poivre et citron vert pour une explosion de saveurs vraiment pas banale ! Côté poisson, 6 propositions : st jacques, crevettes ou seiches sautées aux légumes, cuisses de grenouilles sautées aux champis noirs et deux autres plats qui valent apparemment vraiment le détour : les filets de rouget marinés à la citronnelle et la seiche au saté. Le saté est un mélange d’épices un peu proche du curry : cumin, curcuma, gingembre, coriandre, piment, ail et cacahuètes pilées. On trouve ça sous forme de pâte mais ici c’est fait maison sous forme de poudre. Et c’est saté bon !

Vit quay (le fâââmeux magret de canard laqué!)
Et sinon qu’est-ce qu’il a mangé le monsieur ? Bah il avait quand même un peu la dale le monsieur alors il a pris de la viande, un magret de canard laqué délicieux : mariné d’abord, grillé ensuite et nappé d’une sauce un peu sucrée-salée, genre mélange de shoyu, de sauce d’huître et peut-être un peu de miel. Je peux dire que je suis désormais réconcilié avec le canard laqué. Pour ceux qui préfèrent rester fâché avec le canard valet, laqué pardon, vous pourrez choisir du bœuf sauté aux noix de cajou ou au saté, du porc sauté au soja et poivrons ou du poulet citronnelle/piment. Enfin vous trouverez également diverses nouilles ou vermicelles sautés.
Pas de dessert pour nous ce soir-là mais on vous conseille cependant les bananes flambées ou bientôt la saison arrivant, les brochettes de fruits frais asiatiques.
Titus est très disponible pour expliquer tous les plats, et honnête en plus puisqu’il nous a confié que tout était frais hormis certains desserts comme les perles coco par exemple.

La carte des vins est plutôt légère, pas de vin bio par contre, mais on trouve tout de même et c’est à noter du Marie du Fou au verre, donc c’est (presque) pardonné. Autre petit bémol cependant, on aimerait pouvoir déguster les jus de raisin fermentés dans des calices dignes de ce nom. Enfin des beaux verres à vin quoi. Fallait bien qu’on trouve un truc à redire !

Côté pratique, le restau se situe rue Poincaré, après la place de la Vendée et en face de la boulangerie L’Angélus. Il est ouvert tous les midis du lundi au samedi et le soir du mercredi au samedi. Tous les plats à la carte sont aussi disponibles à emporter, avec 10% de ristourne, appelez cependant un petit temps avant de pouvoir être servi.
Vous pouvez retrouver la carte sur le site web du resto : www.restaurant-monviet.fr
(source photos : site web du restaurant) 

Pour rester dans l’ambiance, un peu asiat et un peu rock’nroll comme Titus, je vous propose le morceau "Chnam Oun 16" de Cambodian Rocks, interprété par la chanteuse Ros Sereysothea (disponible sur le volume 3 de la compil de Love, Peace and Poetry consacré à l ‘Asian Psychedelic Music).

Clip très moche mais yéyé psyché fort sympathique!




Restaurant Mon Viet
19 rue Raymond Poincaré
85000 La Roche-sur-Yon
02.51.37.23.64.
www.restaurant-monviet.fr

Et pour réécouter cette chronique, c'est ICI