lundi 1 décembre 2014

La purée de piments de Patrick Nunchaku

Patrick Nunchaku - Copyright Clew Mélois

En novembre, nous avions le plaisir de recevoir Patrick Nunchaku, célèbre notamment pour son
tube digestif et ses intestins en titane qui lui permettent d'ingérer des quantités quasi industrielles de piments. Il a notamment réalisé à cette occasion une chronique sur l'échelle de Scoville qui classe les piments en fonction de leur piquant. Autant dire que nous avions affaire à un spécialiste. En exclusivité donc, il nous a offert sa recette de purée de piments :

Ingrédients :
Une douzaine de piments rouges, lampions par exemple.
2 gousses d'ail, hachées grossièrement
1 petit oignon, haché grossièrement

Quelques copeaux de gingembre frais
1 cuillère à café de sel
3 cuillères à soupe de jus de citron
1 cuillère à soupe d'huile d'olive

Mixer tout sauf l'huile, passer la pâte à la poêle chaude en ajoutant l'huile doucement, laisser mijoter 5mn à feux doux, couvert.
Laisser refroidir le mélange, mettre en bocal ou en pot et mettre au frigo.


Et si le mélange est trop liquide, il faudra prolonger le mijotage.

Alors ? ça pique ?

La tarte aux noix - Le Plat du Pauvre

Ah ah ah ! Ou ha ha ha ! Bref. Le froid arrive. Tu as envie de te pelotonner avec ton chat ou ton cochon nain sous un plaid en polaire en regardant des vieux films ? C'est normal. Et nécessaire. Sache également que le froid grignotera sans complexe tes dernières réserves de graisse. Oui, parce que l'été c'est bien connu, tout le monde mange des concombres et des tomates, et fond comme neige au soleil. Il est donc grand temps de te ressaisir et de refaire tes réserves de gras. Alors, sus à la raclette, et pour agrémenter les longs dimanches à se la couler douce, voici un dessert gourmand qui ira gentiment rembourrer tes hanches. Et attention, parce que c'est drôlement bon.

Ingrédients :
Une pâte brisée sucrée
200 g de sucre
50 g de beurre fondu
2 càs de farine
300 g de cerneaux de noix
1 trait de vanille liquide
du caramel au beurre salé (c'est en bonus, mais franchement ça devient vite indispensable)

Préparation :
Il vaut toujours mieux acheter des noix entières. Déjà parce que ça coûte moins cher, ensuite parce que pour que les cerneaux ne rancissent pas, ils subissent un petit traitement pas terrible. Donc, même si 300g de cerneaux de noix représente une petite montagne de noix entières, tant pis. Un film, des copains, un apéro, bref... on s'y met à plusieurs et c'est vite fait.
Ensuite, il faudra concasser grossièrement les noix (décortiquées bien sûr, eh patate).
Étaler la pâte et la placer dans un plat (à tarte ! oui je sais, c'est dingue pour une tarte). La cuire à blanc pendant 10 petites minutes à 180°C (t.6). Pendant ce temps, battre les œufs entiers, le beurre fondu (un peu refroidi pour qu'il ne cuise pas les œufs), le sucre, la farine et la vanille.
Disposer les noix sur le fond de tarte, couvrir de la crème aux œufs, et si possible, arroser d'un filet de caramel au beurre salé fondu. Sinon, ce sera très bon quand même.
Faire cuire à 200°C pendant 10 minutes puis baisser à 180°C pendant un petit 1/4 d'heure.

Si vous aimez les pralines, vous serez servis : ça sent exactement cette odeur en cuisant. On dirait une
tarte-bonbon.

Et un petit conseil : servez des petites parts parce que ça nourrit son bonhomme (ou sa bonne femme) quand même.

Vous avez testé ? Laissez-nous vos commentaires !



jeudi 16 octobre 2014

Le pâté de sardines à la Desprogienne

Tirée du livre Desproges, encore des nouilles (édition Les échappés), cette recette de Pierre Desproges lui-même a été testée par nos soins. Verdict ? Gras et bon (mais hein...).
Ingrédients :
2 boites de sardines
150g de beurre (salé évidemment)
1 grosse càs de concentré de tomates
1 grosse càs de ketchup
Le jus d'1 citron
10 feuilles d'estragon
un peu de sel
du poivre
du piment en purée
quelques graines de fenouil écrasées
un càc de pastis
Quelques brins de ciboulette

Écrasez les sardines et mélangez l'ensemble des ingrédients. Placez dans une terrine et mettre au frais.
Et voilà !




Le Plat du Pauvre : lasagnes aux bettes et cardes

Que faire avec des bettes (ou blettes, ou poirée) ? On se dit toujours en regardant ces belles feuilles vertes et ces tiges blanches que ça doit être très sain, mais comment les cuisiner ? Poêlées ? Oui d'accord. En sauce ? Oui bon. Et sinon ? Eh bien figurez-vous que pour changer, nous avons testé pour vous les lasagnes aux bettes et carde, et que notre avis est unanime : c'est très bon !

Il vous faut :

Une botte de cardes
5 gousses d'ail
1/2 litre de béchamel
Des plaques de lasagnes
100 à 150g de feta ou chèvre frais
3 tomates ou à défaut un petit pot de sauce tomate
Un peu de fromage râpé

Les cardes doivent être choisies bien blanches et cassantes. Si ce n'est pas le cas, optez pour un plat de nouilles au beurre.


Enlevez le plus gros des fils des cardes, et coupez-les en fines lamelles. Ébouillantez-les 10 minutes.
Détachez le vert et hachez-le finement. Faites-le revenir dans un peu d'huile avec l'ail émincé. Ajoutez les cardes cuites, les tomates en petits dés (ou la sauce tomate), salez, poivrez. Laissez mijoter à couvert pendant 1/4 d'heure.
Dans un grand plat, alternez une couche de béchamel, une couche de lasagnes, le mélange bettes/cardes, le fromage émietté... jusqu'à épuisement. Terminer par une couche de béchamel et du fromage râpé.
Mettre à four chaud, 180°C, pendant 40 minutes. Attendre 5 minutes à la sortie du four avant de découper. C'est prêt !

Et comme souvent les photos de lasagnes se ressemblent, nous vous offrons plutôt une photo de chats tout mignons.


vendredi 10 octobre 2014

"Il a bien mangé le monsieur ?" au Pas Sage à La Roche-sur-Yon (85)

Parmi les bonnes surprises de la rentrée à La Roche-sur-Yon, il y a eu cette année quelques nouvelles adresses pour satisfaire nos goules affamées. Toutes ne sont pas encore testées, mais Les Petits Saignants se sont laissés tenter par 2 fois par le Pas Sage.


Pour trouver ce "Bistrot bar & Tapas", il faudra vous enfoncer dans le passage Empire, près de la place Nap. Il remplace le CityZen si certains connaissent.
Si la tête du patron vous dit quelque chose, c'est normal ! Cherchez un peu, vous trouverez ! Et du coup, vous ne serez pas étonnés d'être bien accueillis...

1er test : un midi, en terrasse au soleil
Mauvaise idée d'arriver en plein coup de bourre, en même temps qu'une grande tablée de banquiers... Le service dépote, mais on a pas mal attendu. Pas de reproche de notre part : le resto est tout juste ouvert, et puis il y a cette grande tablée de banquiers...
Notre choix s'est porté sur le menu du jour, à prix vraiment très correct, avec un plat de poisson juste venu de la criée le matin même, impeccablement cuit, avec des petits légumes. Et en dessert, un petit crumble de prunes... Fruits et légumes de saison, cuisson parfaite, pas de tomate cerise pour décorer alors que ça fait moche... bref, les Petits Saignants sont séduits ! Par contre, avec tout ça, on n'avait pas goûté les tapas. Rrrrhaaaa.... obligés de revenir un soir... duuuuuuuuur.

2ème test : Les Petits Saignants testent les tapas (et le vin)
Armés d'un courage digne des plus grands samouraï (pourquoi je dis ça moi ?), nous sommes donc retournés au Pas Sage, à la débauche, un soir. Au programme : tapas et vin. Vous nous connaissez, on n'est pas les derniers pour se rincer le gosier, par contre, pas avec des jus aromatisés aux poudres et dont le raisin a été nourri aux produits phytosanitaires. Et, gros gros bon point pour le Pas Sage qui propose des vins bio. C'est suffisamment rare pour être noté. Le vin au verre est à un prix plutôt correct, moins de 4€.
Le soir, vous aurez le choix entre des tapas "classiques", type chorizo, jambon, olives,... et d'autres plats sur l'ardoise. A noter les excellentes rillettes de chorizo, dont le goût est quasiment addictif : elles viendront rembourrer généreusement votre petit corps en prévision de l'hiver (mais quoi de plus appétissant que des hanches rondes nourries à la bonne bouffe plutôt qu'au soda ?). On a aussi beaucoup aimé l'encornet farci au merlu, servi sur un toast. C'est fin, c'est bon. Seule la paella ne nous a pas provoqué d'orgasme gustatif.
En bref, une très bonne petite adresse en centre-ville de La Roche-sur-Yon. A tester régulièrement pour vérifier que la qualité et le prix restent stables. Les Petits Saignants veillent au grain !
Et vous ? Vous avez testé ? Vous avez bien mangé ? 

Le Pas Sage 
3 place Napoléon - 85000 LA ROCHE-SUR-YON
02 51 24 89 66

lundi 6 octobre 2014

Sardines marinées et tomates confites - Le Plat du Pauvre

Mamie Jacquette vous a ENCORE filé plein de tomates cerises de son jardin ?  Il est temps d'agir, l'été n'est pas si loin, on peut se rappeler un peu à lui avec un plat qui tabasse ! Les Petits Saignants vous proposent ce soir un plat du pauvre impeccable et qui fait son petit effet.

Il vous faut :
12-18 sardines (les plus petites possibles)
1 kg de tomates cerises ou de petites tomates
10 gousses d'ail
1 citron
De l'huile d'olive (pas mal...)
Une branche de thym
1/2 botte de persil
Sel, poivre

La 1ère étape est sans doute la plus compliquée. Mettez les tomates (lavées et séchées) dans un grand
plat avec un peu de thym, et 6 gousses d'ail en rondelles; arrosez d'huile d'olive jusqu'à moitié. Mettez à four chaud à 150°C pendant 1 heure.
Tomates cerises et petites tomates ensemble ça marche aussi !
 Une fois le four éteint, laissez le plat encore 1 heure.
C'était compliqué hein ? Allez, on passe aux sardines.

Levez les filets : coupez la tête, une incision le long du dos, un couteau fin le long de l'arête et c'est fait !

Placez-les dans un plat en alternant une couche de filets de sardines et une couche de gros sel. Laissez reposer 30 minutes. Les sardines vont cuire dans le sel.
Rincez les filets et séchez-les.
Une fois que vos tomates auront refroidi dans l'huile, glissez-y les filets de sardines. Ajoutez des tranches fines de citron, du persil haché et le reste d'ail en rondelles fines. Placez le plat dans le bas du frigo, dans la partie la moins froide, de manière à ce que l'huile ne fige pas. Et OUBLIEZ le plat pendant au moins 3 ou 4 jours. Les filets de sardines vont bien s'imprégner de tous les arômes.
Ayé ? Le temps a passé ? Vous avez faim ? Coupez des tartines de pain frais, prenez quelques tomates dans le plat, un ou deux filets de sardine que vous poserez dessus, et pi c'est toute !



samedi 11 janvier 2014

Le 18 B, resto Place Nap', La Roche sur Yon (85) - "Il a bien mangé le monsieur?"

C'est un peu l'adresse attendue à La Roche sur Yon, sur fond de réaménagement de la place Napoléon à La Roche sur Yon. Le restaurant est-il à la hauteur de ses promesses? On attend d'être convaincu...

D'un point de vue extérieur, on peut dire que le restaurant, conçu par Chemetoff, architecte créateur de cette nouvelle place Nap, est plutôt réussi et s'inscrit bien dans son environnement immédiat : une jolie verrière ouverte sur les bassins, une terrasse d'hiver avec un poêle à bois et à l'intérieur une cuisine ouverte, un espace fait de bois et de métal dans un esprit un peu trop enseigne suédoise à mon goût mais pas désagréable... ça rend curieux. Certaines annonces dans la presse et les réseaux sociaux (il faut dire qu'au 18B, on est fort en comm) autour de la cuisine qui sera proposée ("produits frais, du cru et de qualité"*), genre brasserie revisitée, donnait aussi envie d'aller s'y frotter. Mais certaines autres annonces sur le concept pouvaient aussi faire un peu traîner des pieds ("une façon de consommer à l'américaine (...) où il sera possible de se restaurer assis, debout ou couché (...)"*).
Tout comme les premiers commentaires que l'on pouvait entendre depuis l'ouverture le 19 décembre, autour de la carte proposée mais aussi des prix. Bref, il était temps de faire sacrifice de sa personne et d'aller voir de quoi il en retourne!

La carte
Une carte de bar / restaurant, qui propose à la fois des mets à déguster sur place ou à emporter, mais aussi des cocktails, des desserts, des crêpes, des gaufres, des glaces, etc. On peut manger sur place les choses proposées à emporter, sur des mange-debouts. Qu'est-ce que l'on trouve? des hot-dogs améliorés, des gratins, etc... Les prix du "take away" comme on dit restent assez abordables, à tester plus tard car là on s'est concentré sur la carte du resto. Au menu un choix de salades, de pâtes/lasagnes et de burgers + les produits du fumoir sur place (magret de canard, jambon à l'os, saumon). Peu de choix pour les végés (hormis des lasagnes qui sur le papier donnent par contre plutôt envie) ainsi que pour les viandards en dehors des burgers.

Qu'est-ce qu'on a mangé?
Pas envie de salade ce soir, ni de pâtes, allez on teste le fumoir du 18B et un de ses burgers!
J'ai opté pour le burger. Du burger de luxe quand même, car entre 12 et 20€ pour un bun, ça tape un peu le porte-monnaie! Je choisis le volte-face à 15€ (soyons fous), où "tu choisis ton fromage". J'ai horreur qu'on me tutoie ainsi mais bon, je me lance. La compo : pain aux céréales, steak haché, sauce maison, mâche, tomates confites, tranche de poitrine fumée grillée et au choix Bleu ou Comté, accompagné d'un cornet de frites (maison?). Je le commande saignant (forcément) et au bleu. Résultat : pain excellent mais un peu surproportionné par rapport à la taille du steak, viande très bonne également, par contre une absence remarquée de la plupart des autres ingrédients, surtout celle, SACRILÈGE, du fromage que l'on devine simplement, sans trop croire à sa réelle présence. Bref, c'est pas mauvais au contraire, mais vraiment sec. Un burger étant par essence gras hein, mais jamais sec, je pense que vous serez d'accord avec moi!
Mon convive a opté pour la planche du fumoir du 18B "Fish & Meat": émincés de magret fumé, jambon cuit à l'os et tranche de saumon fumé sur son pain suédois et sa crème fraîche aux herbes, accompagnés de patates "en robe des champs" et de salade. Et servis sur une ardoise, ce qui est beau mais typique d'un crissement caractéristique et très désagréable au passage du couteau dessus.
Bref, c'est plutôt bon, pas trop mal servi mais pas vraiment de quoi se taper quoi que ce soit par terre.

On a pris des desserts. Bah oui, on était là pour tester quand même! De mon côté, une panacotta à la vanille bourbon au coulis de fruits de la passion, avec quelques fruits frais (dont un grain de raisin blanc, de saison???). C'est bon, frais, assez léger, parfait après un burger! De celui de mon convive un cheese-cake sur sablé breton au pamplemousse rose, accompagné d'un sorbet citron vert. Un mélange de saveurs assez étrange entre le cheese-cake et le citron vert, ce dernier relevant bien l'acidité du pamplemousse. "Ce qui est bien mais pas top" comme dirait le poète.

Qu'est-ce qu'on a bu?
Encore une fois notre sens du sacrifice nous a poussé à goûter les vins. Seulement par professionnalisme, entendons-nous bien! Un verre de blanc en apéro, un verre de rouge en mangeant, raisonnable et modéré quoi. il faut dire aussi que le prix peut limiter les abus et les envies d'aventure! Sur les blancs, premier prix au verre 4,50€. Le très bon Clos St André de Jérémie Mourat, seul vin bio à la carte MALHEUREUSEMENT, est hors de prix : 6,90€ le verre. Va pour le chardonnay XX, entrée de carte, correct. Et pour le rouge, une valeur sûre, un local toujours de chez Mourat (mais bon, faut chercher longtemps pour pas trouver du Mourat à la carte d'un resto en Vendée...), à 4,30€. Tous les vins sont certes servis au verre, c'est appréciable, mais vraiment pas donné, c'est dommage. La bière non plus n'est pas donnée, 3€ le demi de base
On aurait bien goûté l'Irish Coffee maison qui fait vraiment envie, mais le budget était malheureusement explosé. Par contre on a goûté l'eau de la carafe (vraiment dégueulasse). Prenez donc une bouteille à la carte.

Prix total : pour 2, avec 2 verres de vin par personne, 2 plats, 2 desserts et pas de café : 56€.


Pour résumer
Ce qu'on n'a pas aimé : le respect mitigé des saisons (incontournables tomates cerises, concombre, raisins frais... en hiver, c'est quand même moyen...) ; la présence de quelques produits issus de l'agroalimentaire (une célèbre marque de fromage frais, un genre de moutarde "SAVOuReuse" industrielle... qui ceci dit ont le mérite d'être annoncés) ; un choix assez restreint sur la carte en dehors des salades/pâtes/burgers, même s'ils sont "revisités"; le burger SEC et où il faut CHERCHER le fromage (j'étais fumasse); la musique d'ambiance HORRIBLE (heureusement qu'un petit Ray Charles a sauvé la mise), le prix des vins... et malheureusement le prix en général.

Ce qu'on a aimé : l'accueil (si on fait abstraction du moment du passage en caisse...); le cadre (si on ne cherche pas l'intimité); le prix somme toute abordable des cocktails (mais bon, on n'a pas goûté); les produits du fumoir maison; la cuisine ouverte sur la salle, le prix du café (qui d'après les retours est bon, même si on n'en a pas pris) à 1€ (bon en fait c'est le prix "à emporter"...).

On n'a peut-être pas été assez aventurier pour choisir autre chose que des classiques. Peut-être aussi le jeune resto fraîchement ouvert cherche-t-il encore ses marques, mais à trop vouloir se démarquer en voulant proposer une carte originale par rapport aux autres adresses yonnaises, a peiné à nous convaincre de son caractère "incontournable" par un certain manque de plats cuisinés. L'endroit est peut-être plus approprié aux en-cas pris sur le pouce, au café ou à la petite gaufre du dimanche prise sous la verrière.
En espérant que la carte évolue au fil des saisons...

Le Saignant.

Le 18 B
Place Napoléon
85000 La Roche sur Yon
Ouvert 7j/7, de 8h à minuit
Tél : 02 51 36 28 03

Un complément d'enquête est prévu prochainement pour tester les plats à emporter, mais n'hésitez pas à nous faire part de vos impressions, quelles qu'elles soient (argumentées bien sûr!).

*Journal du Pays Yonnais - 12/12/13



samedi 4 janvier 2014

Le Colcannon, plat du pauvre irlandais qui tombe à pic

Alors non, je vous arrête tout de suite, il ne sera pas question ici d'un article hommage à un éminent cascadeur de fiction des années 70, ni à une autre bête humaine de foire qu'on avait jadis l'habitude de mettre dans un canon et non plus à une star de catch des années 80, mais bien à un plat de haute voltige que l'on doit à la tradition culinaire irlandaise...

Bah voilà, c'est pas ça du tout

LE COLCANNON!!! Un plat qu'on peut consommer toute l'année mais qui traditionnellement se servait durant Halloween et dans lequel on avait pour coutume de glisser une pièce d'or. Celui qui l'avait dans son assiette voyait la chance lui sourire, mais aussi et surtout de fortes chances de mourir étouffé. Une chance somme toute relative...

Alors forcément, c'est irlandais donc on y trouve des patates (mais ni Guiness, ni whiskey), mais aussi du chou, des oignons, du beurre (demi-sel, de toute manière que voulez-vous que ça soit d'autre), de la crème fraîche et du lait. Certaines variantes voient aussi apparaître un panais, d'autres de la bière (Guiness quand tu nous tiens...).
Bref, un bon plat de paysan qui pourrait tout aussi bien être né dans l'ouest de la France ou n'importe où ailleurs d'ailleurs tellement les ingrédients de base sont... basiques.

Une base à laquelle vous pouvez bien entendu ajouter votre petite touche personnelle, sans pour autant profaner le sacrosaint triptyque patate-chou-oignon (et produits laitiers, mais comme je ne suis pas persuadé que le mot quadriptyque existe...).
On peut donc parfaitement imaginer de l'agrémenter avec du cochon (du type lard fumé, poitrine, lardons, saucisse fumée par exemple), une petite gousse d'ail (ou grosse hein, selon les goûts), ou bien encore des herbes aromatiques (fraîches dans la mesure du possible). C'est même d'ailleurs vivement recommandé pour ce dernier ingrédient.

La liste des courses :
Donc reprenons. Pour réaliser à notre façon ce Colcannon destiné à deux ou trois bons mangeurs, vous aurez besoin d'environ :
- 500g de patates (de préférence pas trop fermes)
- 1 1/2 chou vert (ou frisé, comme voulvoul)
- 2 oignons s'ils sont petits, ou un oignon et demi s'ils sont gros
- 2 grosses cuillères à soupe de crème fraîche
- 30 à 50g de beurre (c'est vous qui voyez)
- 10cl de lait
- 50g de poitrine fumée
- du persil (pas frais ici, mais on fait avec ce que l'on a)
- 1 gousse d'ail (botte secrète)
- du poivre et du sel, comme de bien entendu...

Il est évident que les proportions se font aussi avec les moyens du bord, tous les ingrédients subalternes sont donc à quantité variable. Et si vous êtes quatre à table (ou plus), ne reste plus qu'à réviser vos tables de multiplication!

C'est parti!
On commence d'abord par faire une purée, en lavant-épluchant-coupant ses patates qu'on va jeter dans l'eau bouillante jusqu'à ce qu'elles soient tendres à coeur.
Pendant ce temps-là, on va émincer finement les oignons, tout aussi finement le chou et débiter la poitrine en lardons.
On fait chauffer une poêle avec le beurre pour y faire revenir dans un premier temps les oignons et les lardons, puis on y ajoute le chou. Ce dernier met un peu de temps à cuire d'où l'intérêt de l'émincer très finement, voire de retirer les côtes qui mettent vraiment du temps à cuire (à moins que vous ne souhaitiez un peu de croquant). On peut aussi prendre le parti, comme moi, d'ajouter un peu d'eau ou de lait et de couvrir.
Botte secrète
Les patates sont cuites, on les écrase et on ajoute le lait + la crême + (attention botte secrète) la gousse d'ail écrasée.

Une fois la purée prête, on y mélange la poêlée en ajoutant le persil ciselé, on sale et poivre à son goût. Et vlati pas qu'c'est fini dis donc!




Un plat du pauvre qui se suffit à lui-même, parfait pour l'hiver, ultra-nourrissant et vraiment excellent, pour peu que l'on aime le chou et les oignons! Ceci dit en accompagnement d'un rôti ou d'une petite côte de porc, ça doit pas être mal non plus...


Damned, so good!







La soupe Topicoco - Le Plat du Pauvre émission du 19/11/2013

"Les topinambours, ça pousse comme du chiendent !" nous avait dit Rémy.
Vous n'avez pas de jardin ? Pas de problème, les topinambours se trouvent un peu partout, à prix très modique.Si vous les achetez lavés, vous remarquerez qu'ils sont assez proches de moignons difformes. Si vous les prenez directement dans le jardin, la première étape sera de les brosser pour enlever un maximum de terre parce qu'au départ ça donne ça :


S'il est possible de manger la peau, vous pouvez aussi l'enlever. Surtout, ne vous lancez pas dans l'épluchage lorsqu'ils sont crus ! A moins que vous ne soyez complètement masos, sachez que c'est  un travail de longue haleine qui fait petouner ("petouner", mot qui nous vient du bocage vendéen et qui signifie "râler". Il y a aussi "C'est pas nous qu'on les a" mais c'est une autre histoire).  Et franchement, quitte à ce qu'ils finissent cuits, autant les cuire AVANT de les éplucher. OUI. Oui. Ouiiiii. Bon. C'est beaucoup plus simple quoi.
Notre méthode brutale d'épluchage des topis 

Donc : faites-les cuire à petits bouillons jusqu'à ce que la pointe d'un petit couteau rentre dedans comme dans du beurre.
Une fois cuits, vous pouvez utiliser un petit couteau pour soulever la peau (qui partira toute seule) mais aussi appuyer salement sur les topis pour leur faire cracher leur chair ! Vous pouvez en profiter pour confier cette tâche rigolote à un de vos mioches si vous en avez par exemple. Ils seront tout cassés mais rappelez-vous que nous allons en faire une soupe. Et on est pas chez la duchesse hein.

Ah ah ah. Mais pauvres de nous qui oublions de vous donner la liste de courses !
Allez, on y va :

Pour une bonne soupe Topicoco pour 3-4 personnes en plat principa, il vous faudra :
- 500g de topinambours
- 400g de pommes de terre
- 1 bel oignon
- 25 cl de bouillon de légumes ou de volaille
- 50 cl de lait de coco
- 1/2 cc gingembre poudre
- 1/2 cc curry
- un peu de sel

Faire revenir l'oignon émincé dans un peu de beurre, puis ajoutez vos pommes de terre (épluchées et coupées en morceaux) et vos topinambours en miettes (ou pas si vous avez choisi la méthode douce). Ajoutez le lait de coco et le bouillon, et laissez cuire tout doucement. Une fois que les pommes de terre sont bien tendres, mixez le tout, et ajoutez les épices et le sel.

Bon bah voilà, c'est prêt ! Grosso modo, le seul ingrédient coûteux dans cette recette c'est le lait de coco. Sinon, cette recette est idéale pour les débuts milieux fins de mois.

Et pour ceux qui reprochent au topinambour de faire beaucoup péter, sachez que lorsqu'on lui associe des pommes de terre, cet effet s'atténue ! Et puis hein, franchement, on s'en fout non ?
Bon appétit !



mercredi 16 octobre 2013

Le couscous de Zahra Traiteur aux Halles de La Roche-sur-Yon (85) - Il a bien mangé le monsieur ?

Vous étiez nombreux à nous en parler, nous l'avons enfin testé ! Le couscous du marché des Halles de La Roche-sur-Yon est, parait-il, très bon. Alors, ils ont bien mangé les Petits Saignants ?

Une grande affiche nous annonce la couleur : 9.90€/kg. Ok. D'accord. Mais quel est le poids d'une assiette complète de couscous au fait ? Aucune idée. Donc on se laisse guider.

Le patron est d'une extrême gentillesse. Il nous oriente sur une association de deux viandes : boulettes et poulet. La semoule, les légumes, les sauces, les viandes,... tout est emballé séparément de manière à pouvoir notamment réchauffer la semoule à part (n'ayant pas de micro-ondes, nous l'avons fait à la vapeur, parfait). Il est possible de demander un couscous uniquement végétarien. De très beaux plateaux de pâtisseries orientales complètent l'étal...de quoi flatter la gourmandise et de faire des réserves pour l'hiver.
Bilan des courses : 13€ pour 2 : de petites parts nous avait-il dit...mais largement suffisantes pour nos estomacs ce midi.

On a aimé ce couscous, bien dosé. Un seul petit bémol : si vous aimez ce plat pimenté, il vous faudra ajouter de la harissa. Sinon, le verdict est sans appel : le couscous du marché des Halles est validé par les Petits Saignants. N'hésitez pas à commander à l'avance, les clients sont nombreux (surtout le samedi).



mardi 1 octobre 2013

Le Pounti auvergnat, plat du pauvre à 4 sous...

Des blettes, des oeufs, du lard, des pruneaux, de la pâte... Plat du pauvre par excellence, le Pounti est un plat complet, qui pour quatre convives, vous coûtera 4€ comme le précise cette recette tirée du livre "Manger sain pour 3 fois rien", de Claude et Emmanuelle Aubert.


Le Pounti auvergnat, quand y'en a un ça va... Mais contrairement à ce que pourrait en dire Brice Hortefeux, qu'il y en ait deux, trois, ou même encore plus que ça, ça ne pose pas plus de problème! Car c'est bon et ça coûte vraiment que dalle...


Pour réaliser cette recette, vous aurez besoin de  :

- 200g de vert de blettes (prenez une botte)
- 100g de lardons
- 3 oeufs
- 1 bel oignon
- du persil
- 12 à 15 pruneaux
- 100g de farine complète
- 20 cl de lait
- sel, poivre

Alors attention, tout va aller très vite et très simplement... D'abord on sépare le vert des côtes de blettes (garder le blanc pour en faire un gratin, ou des côtes de blette à la tomate par exemple...). On les hache finement, tout comme l'oignon, le persil et on mélange joyeusement le tout... auquel on ajoute les lardons (ou les tranches de lard qu'on a coupées en lardons, ça coûte moins cher).

On fait une belle pâte en mélangeant doucement le lait à la farine. Puis on y ajoute les oeufs battus en omelette. On sale, on poivre la pâte et on la mélange au reste.

On prend un plat allant au four, si vous avez une terrine c'est encore mieux. Versez-y la moitié de l'appareil et posez dessus les pruneaux préalablement dénoyautés. Et on verse le reste de la pâte (même si bon, visuellement, y'a quand même plus de vert que de pâte hein!).

Vous n'avez pas encore allumer le four, malheureux! Bon bah alors allez-y tout de suite, à 180° (thermostat 6). Et enfournez-moi tout ça une fois que c'est chaud, pendant 1h.

Vous allez alors voir la pâte gonfler un peu, pour en faire un petit soufflé qui va un peu dégonfler. On sert le tout tiède, accompagné de salade si on veut... Mais on peut aussi le couper en tranches qu'on passe à la poêle dans un peu de beurre. Et si on est un peu foufou, pour s'enfoncer encore un peu plus dans l'Auvergne, on peut être tenter d'ajouter quelques lamelles de St Nectaire ou de Cantal!




Recette tirée du très bon livre "Manger sain pour 3 fois rien" de Claude et Emmanuelle (Ed. Terre Vivante), qui donne tout un tas de recettes de soupes, de légumes secs ou pas, de plats principaux et de desserts comprises entre 0,35€ et 1,50€ par personne, ainsi qu'une liste de 60 aliments bio entre 0,15€ et 1,20€ par personne et par repas et un index des plats par ingrédient, par prix et par saison... Comme quoi bien manger, au bon moment et bio peut être à la portée de tous!

"Manger sain pour 3 fois rien" de Claude et Emmanuelle (Ed. Terre Vivante 2009-2013). 12,20€
www.terrevivante.org


lundi 30 septembre 2013

"L'Excès, 10 façons de le préparer" d'Emmanuel Giraud

DR
S'il existe un pendant littéraire au film "La grande bouffe" de Marco Ferreri, ce serait bien "L'Excès, 10 façons de le préparer" d'Emmanuel Giraud, paru aux éditions de l'Epure. 

Bon, il faut l'avouer, contrairement au film culte italien où l'orgie se situe à la fois sur et sous la table, elle n'est ici que culinaire, l'ouvrage s'apparentant à une simple mais véritable ode au gras, à la gastronomie transgressive, à l'interdit alimentaire, au péché de gourmandise, bref une apologie de l'excès sur la table mais pas dessous!

Petite présentation de l'auteur... Emmanuel Giraud est un journaliste, écrivain gastronomique mais aussi un artiste performer qui travaille sur le thème du souvenir culinaire et qui fut d'ailleurs à ce titre pensionnaire de la Villa Médicis autour des années 2010 dans la discipline des Arts Culinaires (il y reconstitua par exemple et dans une optique d'"archéologie culinaire" le Festin chez Trimalcion). Des Arts Culinaires dont il pousse loin la pratique, au point de revendiquer avec fierté une première crise de goutte à l'âge précoce de trente ans! Clôturons cette brève biographie en précisant qu'il est également l'auteur d'une édifiante "Anthologie du Pâté en croute" (éditions Alternatives) dont on aura bien l'occasion de causer un jour...

La préface de L'Excès donne le ton. L'auteur y dénigre la cuisine tendance, celle qui nous écoeure de cupcakes, qui bave dans les sushibars sur fond de musique house et/ou lounge indigeste et gave aujourd'hui le marché de l'édition culinaire. Il y dénonce aussi "le nouveau clergé bio, végétalien bien pensant, le diététiquement correct" (on ne se sent pas du tout visé, ouf!) et reproche à cette nouvelle littérature un angle mettant toujours en exergue l'alimentation et la santé publique au détriment de la notion de plaisir. Une notion qu'il veut réhabiliter en s'adressant "aux jouisseurs, aux sybarites*, aux gastrosophes"... Sans équivoque!

Quelques mots sur l'objet livre en lui-même... L'Excès est paru dans la collection "10 façons de préparer" des Editions de l'Epure. 10 façons de préparer un aliment (le sucre, la langoustine, la rhubarbe, le CAMEMBERT!!!, pour ne citer que quelques exemples parmi les 250 titres déjà parus) qui se déroulent dans un livret de 24 pages relié au fil de lin façon cahier d'écolier, sur un papier joliment nacré et avec une typo volontairement classique... Bref, de la très belle ouvrage tirée à 1500 exemplaires qui fait de l'Excès un beau petit bouquin à seulement 7€.

10 façons de préparer l'Excès avec un E majuscule, parmi lesquelles on peut citer par exemple le "lapin urbain à la paléolithique", le "poulet tuning" et ses 12 ailerons, le "sashimi humain" ou encore l'anchois "Monte Cristo" qui rappelle furieusement le Turducken (si si, souvenez-vous, le fameux "bird, in a bird, in a bird, in a pig" mais qui ici cultive dans l'excès une certaine frustration...) . Des recettes drôles et macabres, qu'on dévore des yeux en peu de temps, en se demandant quand même s'il serait bien raisonnable de les exécuter... Mais à quoi bon être raisonnable pour réussir un bon excès!

On conclura cette chronique en citant la fin de la préface-manifeste du livre : "En attendant le point de non-retour, le moment fatidique où les gastronomes devront faire leur autocritique sur la place publique, avant de finir lapidés par cinq fruits et légumes, puis dévorés par les flammes sur le bûcher de la Morale, profitons des dernières failles du système hygiéniste, des derniers instants de liberté culinaire et osons l’Excès à table !”

Bon excès à tous, sans modération vous l'aurez compris!

Emmanuel GiraudL’Excès, 10 façons de le préparer (Éditions de l’Épure, 2013 - 24 pages, 7€)

Le site ouèbe d'Emmanuel Giraud, c'est par-iciemmanuelgiraud.free.fr 
Et celui des très recommandables Editions de l'Epure, c'est par-làwww.epure-editions.com


*Si vous souhaitez savoir qui sont les Sybarites, eh bien cherchez bon dieu! Mais si vous avez la flemme, bah cliquez donc






mardi 24 septembre 2013

Escalivada, le Plat du Pauvre espagnol qu'on ne lache plus

Escalivar en catalan, c'est "cuire sur les braises". Les Petits Saignants ont testé ce Plat du Pauvre à l'occasion de l'émission spéciale Espagne du 24 septembre 2013... et l'ont définitivement adopté ! Idéal pour accompagner une viande grillée, un poisson, ou encore en base pour des tapas, salades,... on peut le décliner à l'infini ou presque. En plus, cette recette est facile et rapide.

La base est simple : aubergines et poivrons. Et de l'huile. D'olive bien sûr !

La recette que nous vous donnons est destinée à tous ceux qui comme nous n'ont pas de cheminée ou de barbecue.

Commencez par préchauffer votre four à 180-200°C (T. 6 ou 7). Badigeonnez les aubergines et poivrons entiers avec de l'huile d'olive et placez-les dans un plat. Enfournez à four chaud pour 40 minutes environ.



Surveillez, car évidemment, le temps varie selon la
taille des légumes. Une fois qu'ils sont bien tendres, sortez-les. Enlevez la peau des aubergines en détachant la queue et en passant un petit couteau au plus proche de la chair. Passez les poivrons sous un filet d'eau froide : normalement vous pouvez les épluchez juste avec les doigts, la peau s'en va toute seule.
Coupez la chair de vos légumes en lanières (1 cm maxi de largeur). Les mettre dans un plat creux, arrosez généreusement d'huile d'olive, salez, poivrez. Laissez reposer au frais avant de servir.

Les escalivadas peuvent se servir avec des œufs durs coupés en tout petits morceaux, des anchois marinés, des sardines grillées, sur des toasts,... bref, une fois que vous aurez goûté, vous trouverez sans doute une multitude de façons pour les accommoder. On peut également les laisser mariner avec des herbes (thym, basilic,...), de l'ail, du piment,... et en base pour une salade composée, c'est excellent !

Rappelons enfin que les aubergines et poivrons sont des légumes relativement peu coûteux en été... évitez donc de les acheter hors saison. C'est mieux pour votre porte-monnaie, votre santé et la planète.

Vous avez testé ? Dites-nous comment vous les avez cuisinés !

jeudi 13 juin 2013

Crêpes, beurre, boudin et bières : l'interview-bouffe de Prozeet

©Prozeet - Tous droits réservés





C'est à l'occasion de l'exposition du collectif Le Chakipu à La Gâterie que nous avons rencontré Prozeet. Une sérigraphie nous avait d'ailleurs tapé dans l’œil, un superbe cochon tatoué entouré d'un chapelet de boudins, le tout surmonté d'un "Bah mon cochon".







De l'humour, un style précis et décapant et un mec très sympa. Il a d'ailleurs accepté de se prêter au jeu de notre interview-bouffe (émission du 11 juin 2013, à partir de la 35° minute) : il nous parle de son travail, du collectif, des performances artistiques en musique, mais aussi de crêpes (quoi de plus logique pour un breton ?), de boudin, de beurre à la petite cuillère et de bières (Prozeet !!!!).


©Prozeet - Tous droits réservés




On ne peut que vous encourager à aller visiter son BLOG et à le rejoindre sur sa page FB.



mercredi 12 juin 2013

Dénoyautage, rapadura (COPYRIGHT) et crumble aux cerises

C'est la saison des cerises ! Ouééééééé ! Mais quand on veut les cuisiner, il faut souvent les dénoyauter. Grmpffffff. Certains presse-ail (oui oui) possèdent un dénoyauteur sur le manche. Si vous n'en possédez pas, c'est évidemment plus problématique. Bien sûr, on peut mettre chaque cerise dans sa bouche, les mâchonner et recracher la chair et les noyaux dans deux bols différents. Même si cette activité peut être idéale si vous avez des enfants à occuper pendant une après-midi pluvieuse, il s'agit néanmoins d'un procédé contesté du point de vue de l'hygiène. Votre solution réside donc dans ce merveilleux accessoire qu'est l'entonnoir. Voilà l'explication :

Placez l'entonnoir au fond d'un saladier tube vers le haut. Posez la cerise sur l'extrémité du tube et appuyez. Et voilà ! Il vous reste à faire la même chose avec les 59 cerises qui vous restent.
Épatant, n'est-il pas ?
Maintenant, vous pouvez réaliser cet excellent Crumble de cerises qui vous changera un peu du traditionnel clafoutis.

Ingrédients :
350g de cerises fermes
25g de sucre roux
60g de rapadura (COPYRIGHT) (si vous n'en avez pas, vous pouvez remplacer par du sucre roux classique)
100g de farine
100g de beurre froid

Préparation :
Placez vos cerises dénoyautées dans un plat beurré.
Faire une sorte de sable grossier avec le reste des ingrédients et couvrez vos cerises avec. Placez au four à 190°C pendant 30 minutes maxi. C'est excellent tiède et froid !

Le rapadura (COPYRIGHT ), c'est quoi ? 
C'est un sucre de canne complet qui est très reconnaissable car foncé et moelleux. On l'obtient par évaporation du jus de la canne à sucre. Le vrai rapadura (COPYRIGHT ) est un sucre qui n'a subi aucune transformation ni raffinage : il est ainsi très riche en sels minéraux et vitamines. Il apporte un délicieux goût entre le caramel et le réglisse. Comptez environ 4€ le kilo en magasin bio.

ET POURQUOI TU DIS RAPADURA COPYRIGHT????
Il se trouve que le rapadura est un terme brésilien mais aussi une marque déposée par une société allemande. Vous vous souvenez de l'Affaire Castor ? Bon bah voilà.

mercredi 5 juin 2013

T'en fais une tête de seiche ! - Le Plat du Pauvre

"Ah Ah Ah ! Les têtes de seiche ! Ce truc infâme, tout gluant, qui traine sur l'étal du poissonnier ? Et tu comptes nous faire bouffer ça ?" - "OUI. Et pour plusieurs raisons."

1. Je SAIS que vous n'êtes pas si précieux(ses) que ça. Vous faites la fine goule mais c'est pour de faux. Au fond de vous sommeille un être avide de découper un cochon bien gras et passionné par les entrailles de poissons à retirer avé les doigts. De plus, vous en avez ras le pompon des cupcakes insipides et décorés façon poupée Barbie. Vous êtes donc prêt(e)s.

2. Les têtes de seiche peuvent faire un excellent Plat du Pauvre. On en trouve en général à moins de 5€/kg, en sachant qu'avec 500g suffisent largement pour 2 (et encore, il en restera).

3. On peut les préparer de différentes manières, chaudes ou froides. L'été approchant, j'ai préparé une salade, à décliner suivant vos envies.

Voilà donc à quoi ressemblent des têtes de seiche fraiches. Si vous les trouvez chez le poissonnier noyées sous une tonne de glace, oubliez : il y a des fortes chances pour qu'elles aient quelques heures  jours de vol dans les pattes. Sinon foncez et regardez la moue dégoûtée des pitounes venues acheter un filet de bââââââââââr. Une fois chez vous, lavez-les sous l'eau froide en les frottant tout simplement avec vos doigts. Puis, plongez le tout dans de l'eau bouillante salée, éventuellement avec une feuille de laurier. Laissez cuire à gros bouillons pendant une vingtaine de minutes.

J'entends d'ici certain(e)s qui haussent la voix pour dire : "Ouiiiiii ! Mais les têtes de seiche, c'est comme le calamar ou le poulpe, c'est caoutchouteux, ça couine sous la dent, toussa." Alors non hein. Pas si vous faites comme ça. Et si jamais vous aviez peur, vous pouvez congeler les têtes (fraiches et bien sûr jamais congelées auparavant) pendant 24H, et les jeter dans de l'eau bouillante dès leur sortie du congélateur.

Une fois cuites et refroidies, coupez les têtes de seiche en petits tronçons. Normalement vous ne jetterez rien, si ce n'est parfois quelques morceaux un peu plus durs que les autres.

Si vous voulez les cuisiner chaudes, je vous conseille au curry avec du lait de coco par exemple. Vous faites revenir un oignon émincé dans une cocotte avec un peu d'huile, vous ajoutez vos épices, vos têtes de seiches découpées, vous couvrez de bouillon et vous laissez mijoter à feu très doux une petite heure.

Si vous voulez les cuisiner froides, l'idéal est en salade. Faites une sauce avec le jus de 2 citrons (ou oranges ça marche aussi), 5 càs d'huile (olive ou sésame), un peu d'eau, un trait de vinaigre, du sel, du poivre. Ajoutez vos têtes de seiche découpées, mélangez bien pour qu'elles s'imprègnent du mélange. Vous pouvez alors ajouter selon vos goûts et selon la saison, une tomate coupée en petits dés, des petites tranches de chorizo, des poivrons, des radis, du boudin noir (ouais...non), de la pomme, du melon,.... Placez tout ça au réfrigérateur en remuant de temps en temps et servez bien frais après 4 à 5H de repos.

Tadam !




mardi 21 mai 2013

Le réconfort de la soupe au vin rouge - Le Plat du Pauvre

Vous n'allez pas bien. Ne faites pas cette tête, je le vois bien. Vous êtes tout pâlots, comme si vous manquiez de soleil. Vous avez la mine basse, le poil en bataille et les yeux hagards. Allons allons. Le mois de février est bientôt terminé et le printemps tarde juste un peu beaucoup sa mère à venir.

Les Petits Saignants vous aident à remonter la pente, vous le savez. Ils ont bu aussi (ça fait partie du remède, on se sacrifie). Ils ont goûté de délicieux breuvages apportés par l'excellent Philippe Rapiteau venu dans les studios de Graffiti Urban Radio le 14 mai dernier pour parler de Tronches de vin, Le Guide des Vins qu'ont d'la gueule (Ed. Epure). En contrepartie, et parce que la bouffe c'est aussi du partage, nous lui avons fait goûté le Plat du Pauvre du jour ! Il était drôlement content...

Vous vous souvenez de la soupe de farine ? Hein ? Bon, bah c'est presque pareil. Mais en mieux.

Ingrédients pour 2 personnes :
25 g farine
25 g beurre
25 cl bouillon
25 cl vin rouge de bonne qualité (la bonne cuisine se fait TOUJOURS avec du bon vin hein. La piquette dans les plats ne se transforme pas comme par magie en quelque chose de qualité sous prétexte qu'il y a d'autres ingrédients. C'est dit.)
Crédit photo : Philippe Rapiteau

Préparation :
Faire fondre le beurre puis ajouter la farine. Mélanger avec une cuiller en bois jusqu'à ce que la pâté devienne un peu dorée. Délayer avec le vin rouge, puis avec le bouillon. Laisser mijoter 1/2 heure à feu doux. Saler, poivrer.

Le résultat est une soupe couleur vieux rose ("ça s'accorde rudement bien avec la nappe offerte pas tata Madeleine dis donc !"), ça fleure bon la sauce marchand de vin et ça se goûte très bien. Oui "ça se goûte". Parce que nous avons eu du mal à dépasser les 2 cuillerées. Évidemment, si on n'a rien mangé depuis une semaine, ça passe et ça nourrit son homme. Mais bon. Testez-la si le cœur vous en dit, et laissez-nous votre avis, on comparera !


samedi 11 mai 2013

"LOCAVORE - LE DEFI" : Episode 1 "Légumes, légumineuses & fruits"

Amap'Yon, Terres de Brunetière, Champi'Vendée



"Voici le mois de mai, où les fleurs volent au vent" disait deux fois la poétesse Nana Mouskouri (on a les références qu'on peut...). Bon ok, les fleurs ça peut se manger mais ça nourrit quand même pas son homme! Qu'en est-il donc des légumes et des fruits et notamment par 'cheu nous, puisque qui dit locavore dit se fournir à moins de 150 km de chez soi (en l'occurrence en Vendée) ? 

Les Petits Saignants & C Koidon la Planète s'associent ce mois-ci pour proposer des alternatives à la grande distribution et l'industrie agroalimentaire. Paysans, maraîchers, cultivateurs et éleveurs, vente à la ferme, Amap, marché, les solutions sont pléthores. Surtout quand on habite en Vendée et pas au cœur de la Beauce où il faut l'admettre, ne bouffer que du blé ou de la betterave, ça doit pas être drôle tous les jours!

On vous propose ici de retrouver la recette du Plat du Pauvre de la semaine (les haricots rouges et noirs en terrine), des portraits complémentaires et les liens des personnes ou structures évoquées dans l'émission du 07 mai, que vous pouvez réécouter en podcast par ICI.

L'Amap'Yon

C'est la seule amap (Association pour le Maintien d'une Agriculture Paysanne) à La Roche sur Yon, aujourd'hui un peu saturée mais c'est plutôt bon signe ! (avis aux amateurs, j'dis ça, j'dis rien...). Une amap, c'est une association de consommateurs qui s'engagent, sur un an, à acheter toutes les semaines un panier de légumes de saison à un maraîcher local bio, ainsi que d'autres produits tels que la viande, les oeufs, le fromage ou le pain en fonction des paysans avec qui elle travaille. Celle de La Roche propose les produits de quatre producteurs : Antoine Lochet (mon gars Antoine), maraîcher à La Ferrière; Vianney, éleveur de volailles; Delphine & Jérôme, paysans-boulangers de "Au temps du bon pain" à Landeronde; Sylvie, productrice de fromages de chèvre aux Clouzeaux.
Toutes les explications sur le fonctionnement et les contacts d'Amap'Yon, c'est par-là : http://www.amapyon.info

Toutes les autres amap en Vendée sont recensées sur le site de l'annuaire national des Amap (par ICI ) ou bien sur celui d'Amap 85 (par LA).

Il existe également d'autres associations que les Amap mais qui poursuivent le même but, c'est le cas du collectif Court Circuit dans le nord-ouest vendéen, qui regroupe "des paysans et des mangeurs soucieux de leur territoire et de leur environnement".
Et ça, ça peut que nous plaire! http://collectifcourtcircuit.over-blog.com/


Des pommes, des poires...  et Richard Laizeau
"Terres de Brunetières" - Nieul-le-Dolent


Le verger des Terres de Brunetière à l'aube... C'est beau!

En voilà une belle rencontre! C'est suite à une reconversion professionnelle que Richard Laizeau et sa compagne Linette se sont  installés à Nieul-le-Dolent pour y créer un verger bio, Terres de Brunetière. On arrive là-bas et on s'y sent tout de suite bien, accueilli dans cette belle ferme par un gros toutou bien bavard. 

Entre les pommiers et les poiriers se baladent des poules, des oies (une sauvagine se plaît d'ailleurs à rester ici), de jolis moutons et même deux fameux cochons. Toute la ménagerie contribue d'ailleurs à sa manière à faire de l'endroit ce qu'il est devenu.


En dehors des pommes et des poires, on y trouve non pas des scoubidous -au grand dam du poète Sacha Distel (décidément...), mais des fraises et des framboises. Que l'on peut venir à la saison cueillir soi-même, tout en les dégustant sur pied, ça coûte moins cher et en plus on se prend un bon bol d'air pour pas un rond.



On trouve aussi sur place un petit magasin qui propose, en plus de la production et du jus de pommes maison, d'autres produits faits dans le coin par les copains du coin (comme les excellents beurre et fromages d'Yves et Irène Fourny de la Ferme de la Barbière à Aizenay dont on vous parlera bientôt!), des vins des copains d'ailleurs, des bouquins, etc... A venir, à la saison de la cueillette en octobre, Terre de Bruntière organise un concours de tarte aux pommes, à destination des professionnels restaurateurs et boulangers, mais aussi des particuliers. Le gourmand Richard ne compte pas s'arrêter là et souhaite prochainement se lancer dans la production de sorbets à base de ses fruits. On vous tient au courant de tout ça en temps et en heure! 
Ah oui, j'oubliais : on peut même gîter ou camper sur place!



Des pommes-euh, des poires-euh... et des scoub... Ah non des moutons









Toutes les infos sur Terres de Brunetière, contacts, jours et horaires d'ouverture, etc... C'est par-LA


(crédit photos : Terres de Brunetière)


Des champipi, des champipi, des champignons de... Sallertaine!
Là les pleurotes ne sont pas sorties de leur nid

Direction Sallertaine maintenant. Sur la route pour aller chercher la bonne farine du Moulin de Rairé, on passait souvent devant ce panneau "Pleurotes, Shiitaké, vente directe". Des shiitaké, ces très bons champignons de culture très parfumés que Benoit Ardouin nous avait fait découvrir durant le festival Les Goûts Uniques à Nantes (ici). Bah cette fois-ci, on s'est arrêté et on a rencontré Noëlle Trichet qui nous a fait visiter sa champignonnière. 

Rien à voir avec les jolies caves en tuffeau d'Anjou, ici on est dans le bon pragmatisme de hangars en tôle avec sol en béton, équipés de gros ventilos pour l'aération et un éclairage au néon. Au sol un tuyau d'arrosage pour humidifier un peu l'atmosphère car bien entendu, le champignon a besoin d'humidité pour pousser. Bah oui, imaginez la petite pleurote sur sa souche de peuplier en pleine nature, elle aime à croître dans une atmosphère moite, chaude, hmmm... Mais je m'égare! 


Voilà donc, c'est pas hyper glamour ces grands chariots inox sur lesquels sont stockées des bottes de 15
Et vlà les grappes de pleurotes!
kilos de paille pasteuriséé, ensemencées de mycelium en laboratoire et engoncées dans leur écrin de plastique noir! Et pourtant, c'est bien de là qu'elles sortent les pleurotes de Noëlle! Pareil pour les shiitaké d'ailleurs, sauf qu'on les déshabille elles, NO MORE PLASTIC! 

Les pleurotes sont cueillies en grappe, les shiitaké à l'unité et le tout est conditionné en caisse de 2 kilos pour la vente en gros. Les champis de Noëlle sont vendus au MIN de Nantes, distribués par le grossiste primeur Devaud... Et donc aussi disponibles en vente directe pour les particuliers, alors si vous passez dans le coin et que vous aimez les champignons, bon bah voilà, vous allez voir Noëlle!

Champi Vendée
600 route de la rive - Pont Habert - 85300 Sallertaine
Contact :  Noëlle Trichet / tél : 06 79 06 52 70


Les bonnes adresses pour manger des légumes locavores
Si vous souhaitez directement acheter chez le producteur, visiter son exploitation ou bien trouver les poitns de vente des légumes, légumineuses et fruits produits près de chez vous, on vous conseille d'aller sur le site ouèbe du GAB 85 (Groupement des Agriculteurs Biologiques de Vendée) qui donne toutes ces infos, de manière claire et indexée. Le guide est même téléchargeable, voire disponible en version papier sur demande.
Cliquez-là : 
http://www.gab85.org/ab/trouver-des-produits-bio/